L’ancien chef de l’État, qui doit être incarcéré à la prison de la Santé à Paris le 21 octobre prochain, devient ainsi le premier ex-président de la Ve République à connaître la prison.

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Invité de RTL face à Marc-Olivier Fogiel, François Hollande a été interrogé sur ce moment inédit. Le journaliste a conclu l’entretien par une question directe : « Le président Sarkozy rentrera en prison mardi prochain, que ressentez-vous ? ».

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Le ton de l’ancien président socialiste s’est alors fait grave, mesuré. « Humainement, je mesure ce que ça peut représenter pour un homme qui a servi son pays », a-t-il confié, avec une forme d’empathie envers son prédécesseur.

Mais le mari de Julie Gayet a aussi rappelé l’importance de la portée symbolique d’un tel événement.

« Symboliquement, je mesure aussi ce que cela peut représenter pour les Français, par rapport à la fonction présidentielle », a-t-il ajouté, conscient du choc provoqué par cette décision de justice. Fidèle à sa ligne, l’actuel député de la Corrèze a tenu à réaffirmer son attachement à la justice et à son indépendance : « J’ai rappelé, souvent, le plus souvent qu’il a été possible, mon attachement à l’indépendance de la justice, donc je ne ferai pas plus de commentaires. »

Interrogé ensuite sur « les attaques » portées récemment contre les magistrats, François Hollande a maintenu une position de principe : « La présomption d’innocence doit toujours être défendue, c’est un principe. Mais l’indépendance de la justice, elle doit être garantie. C’est le rôle du président de la République de le faire. »