Sonia Mabrouk, sa mise au point musclée sur Morandini avant son retrait de l’antenne
Alors que son absence de l’antenne de CNews ce matin a suscité de vives interrogations, Sonia Mabrouk a choisi de s’exprimer par voie de communiqué. À peine trente minutes avant l’heure habituelle de La Grande Interview, la journaliste a tenu à clarifier les circonstances de son échange tendu avec le député Jérôme Guedj le mardi 20 janvier dernier.
Elle confirme avoir été prévenue par l’élu en coulisses, durant la publicité, de son intention de l’interpeller.
Anticipant que la question de la présence de Jean-Marc Morandini finirait par surgir, elle affirme avoir alerté sa direction — et plus précisément Gérald-Brice Viret, quelques jours avant. Pour elle, cette interpellation était d’ailleurs « tout à fait légitime ».
Dans son texte, Sonia Mabrouk, enceinte de son second enfant, rejette fermement l’idée d’un discours prémédité ou d’un texte appris par cœur. Elle insiste sur le fait que ses mots étaient spontanés et dictés par l’instant : « les mots sont évidemment les miens », écrit-elle, précisant qu’elle ne changerait pas « une virgule » à cette réponse donnée sous le coup de l’émotion.
Si elle juge sa réaction « courtoise sur la forme », elle la revendique comme « ferme et sans la moindre ambiguité sur le fond ». Dans ce qui ressemble à une réponse subliminale à sa mise à l’écart temporaire, la journaliste confesse que, dans cette affaire, son « cœur et sa raison ont parlé ».
Aujourd’hui perçue comme isolée au sein de la chaîne, Sonia Mabrouk semble pourtant assumer sa boussole morale, plaçant le « soutien aux victimes » comme une priorité absolue. Elle a également profité de cette prise de parole pour saluer ses collègues Pascal Praud et Laurence Ferrari pour leurs soutiens respectifs.
Cette déclaration, publiée au moment même où elle est remplacée par Elodie Huchard, souligne le décalage entre ses convictions personnelles et la ligne de sa direction. Reste à savoir si cette quête de vérité servira effectivement de « boussole » pour son avenir au sein du groupe, alors que le climat interne n’a jamais semblé aussi électrique.