Patrick Bruel : incident choc au théâtre Édouard-VII, la soirée tourne au malaise

– par Chloe B. Arieux
Patrick Bruel : incident choc au théâtre Édouard-VII, la soirée tourne au malaise

Ce mercredi 27 mai, la pièce de théâtre « Deuxième partie », portée par Patrick Bruel, a été brièvement interrompue par des activistes du collectif Nous Toutes. L’action s’est déroulée dans un contexte très tendu où l’artiste fait face à des [accusations de violences sexuelles.



Le comédien partage l’affiche de ce spectacle avec Stéphane Freiss et Marine Delterme sur les planches du Théâtre Édouard-VII depuis le début de l’année. Cette pièce est signée Samuel Benchetrit, le mari de Vanessa Paradis.

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Bien que les représentations aient bénéficié de retours critiques positifs, le théâtre et la troupe redoutaient des perturbations en raison des multiples plaintes visant le chanteur, qui reste présumé innocent. Tout le monde se serait attendu à une séquence tendue à un moment ou un autre.

Les craintes de la direction se sont concrétisées lors de la dernière séance. Selon les informations rapportées par [Le Parisien], plusieurs manifestantes portant des masques à l’effigie de Patrick Bruel ont fait irruption dans la salle en scandant le slogan « Violeur Bruel ! ». Les images immortalisées par le journaliste Clément Lanot montrent que la sécurité a rapidement procédé à leur évacuation.

La directrice déléguée du Théâtre Édouard-VII, Maria Martin-Pipaud, s’est confiée sur le déroulement exact de cet incident auprès du quotidien francilien.

« Il y a trois nanas qui se sont levées, elles étaient avec un truc sur la tête et elles ont commencé à hurler alors que la pièce avait repris et se jouait », a-t-elle indiqué.

L’intervention des agents du théâtre a permis de ramener le calme de manière quasi instantanée dans l’enceinte. « Le service de sécurité est arrivé, on les a sorties, elles ne se sont pas débattues, trois autres personnes les accompagnaient. Ça a duré deux secondes et puis voilà, la pièce a repris au début », a ajouté la responsable.

Les doutes subsistent quant à la planification en amont de cet happening ou à l’identité réelle des perturbatrices. Maria Martin-Pipaud a néanmoins révélé disposer de premiers éléments matériels abandonnés sur place par le groupe. « Je ne sais pas si c’était leurs vrais noms sur les places, mais je sais où elles étaient placées et elles ont oublié un sac en partant ».

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Cette négligence pourrait avoir des répercussions directes pour les membres du collectif féministe à l’origine de l’intrusion. La directrice déléguée de l’établissement du 9ème arrondissement de Paris affirme que ces militantes pourraient désormais « avoir des problèmes ». Si une plainte est déposée, les choses risqueraient de s’envenimer.