Pascal Praud : dépassé par BFMTV et LCI, le malaise d’une fin de règne

– par Nolwenn A. Dalpiva
Pascal Praud : dépassé par BFMTV et LCI, le malaise d'une fin de règne

Dépassée par BFMTV et LCI en avril, CNews traverse une période de turbulences. Entre baisse de l’audience et critiques acerbes sur l’absence de débat contradictoire, notamment dans l’émission de Pascal Praud, la chaîne dirigée par Vincent Bolloré voit son modèle éditorial contesté.



Le constat est sans appel pour

"> : les intervenants de la chaîne « ne révèlent aucune info et se contentent de donner leur opinion, toujours la même ». Cette uniformité des discours expliquerait en partie pourquoi le média a cédé sa place de leader aux concurrents directs ce printemps.

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Sur les réseaux sociaux, les internautes fustigent l’absence de réelle confrontation d’idées. Beaucoup dénoncent un « concept de débat où tous les débatteurs sont d’accord entre eux ». Le manque d’originalité et la répétition des thématiques, qualifiées de « mono-sujet », lassent une partie du public qui s’exprime sur X (anciennement Twitter).

La figure de proue de la chaîne, Pascal Praud, est particulièrement visée par les critiques. Il lui est reproché une certaine « hubris » et une tendance à couper de plus en plus la parole à ses interlocuteurs. Un observateur note que « s’additionne ces derniers mois » une gestion éditoriale jugée partiale sur de nombreux dossiers sensibles.

Certains abonnés pointent également du doigt le traitement de l’actualité politique et judiciaire. La défense jugée aveugle de Nicolas Sarkozy ou encore le « silence et la lâcheté » entourant l’affaire Morandini sont perçus comme des défaillances pour des journalistes se revendiquant « esprits libres ».

Le ton des émissions est lui aussi remis en question, notamment les colères jugées « incontrôlées » de l’animateur star de L’Heure des pros. Lorsqu’un avis diffère du sien, l’ambiance sur le plateau se dégraderait rapidement, empêchant toute contradiction constructive selon les commentaires publiés par [Le Parisien].

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Finalement, cette zone de turbulences pourrait être le signe d’un essoufflement global. Comme le résume la publication, le succès semble être monté à la tête des équipes de [CNews], qui se seraient enfermées dans leurs certitudes, provoquant une fuite des téléspectateurs vers d’autres canaux d’information.