« C’est faux et diffamatoire » : Prince Harry contre-attaque dans l’affaire Diddy
Mentionné dans une plainte visant le rappeur américain Sean Combs, alias Diddy, le prince Harry a fermement réagi par voie judiciaire. Le duc de Sussex accuse le tabloïd The Sun d’avoir déformé les faits pour lui nuire.
L’affaire a débuté lorsqu’un document judiciaire, déposé par le producteur Rodney Jones contre Diddy, a été rendu public. Selon des éléments rapportés par le journal [The Guardian], la plainte affirmait que la notoriété du rappeur permettait d’attirer des personnalités et des « dignitaires internationaux comme le prince Harry ». Le tabloïd The Sun en a immédiatement fait ses gros titres.
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La réalité des faits s’avère pourtant très éloignée des accusations de complicité. Le duc de Sussex n’a en effet rencontré le musicien qu’une seule et unique fois, en 2007, lors d’un concert organisé en hommage à sa mère, la princesse Diana. Les notes de procédure précisent d’ailleurs qu’il n’a jamais pris part aux fêtes du rappeur et qu’il n’est visé par aucun soupçon d’acte répréhensible.
Face à cette publication, le prince Harry a réposté juridiquement en mai via un document officiel dirigé contre News Group Newspapers (NGN), la société éditrice appartenant à Rupert Murdoch. Le duc de Sussex qualifie l’article de « faux et très diffamatoires », affirmant qu’il a été publié « en représailles » aux poursuites qu’il mène depuis 2019 contre le groupe pour piratage téléphonique et collecte illégale d’informations.
Le prince Harry dénonce le harcèlement de la presse, soulignant que ces attaques répétées l’érigeant en « traître » ont eu un « impact extrêmement négatif sur sa santé mentale, celle de sa femme et de ses enfants ». Cette pression constante a fortement dégradé ses liens avec la famille royale, le contraignant à quitter l’institution britannique pour s’installer définitivement aux États-Unis.
De son côté, le groupe de presse NGN rejette en bloc ces accusations de vengeance éditoriale. L’entreprise défend l’exactitude de ses informations et soutient que les articles consacrés au duc de Sussex sont pleinement légitimés par ses fonctions publiques et par ses actions.
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Cette bataille médiatique intervient alors que le volet judiciaire concernant Sean Combs est désormais clos. Arrêté à New York en septembre 2024, l’ancien magnat de la musique a été condamné le 3 octobre 2025 à une peine de 50 mois de prison fédérale pour transport de personnes à des fins de prostitution, après avoir été reconnu coupable de proxénétisme et acquitté des charges de trafic sexuel. Sa libération est prévue pour l’année 2028.