Carla Bruni piégée par son propre téléphone
Le scandale des financements libyens connaît un rebondissement digne d’un film d’espionnage, et c’est Carla Bruni qui se retrouve cette fois sous les projecteurs de la justice.
Comme l’a souligné le journaliste Edwy Plenel sur ses réseaux sociaux, l’épouse de Nicolas Sarkozy est au cœur de l’enquête concernant la « fausse rétractation de Ziad Takieddine », l’un des dossiers les plus brûlants liés aux fonds libyens présumés.
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Mais l’élément le plus surprenant de cette affaire réside dans la manière dont les magistrats auraient réussi à obtenir des preuves cruciales, indique le fondateur de Médiapart.
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Pour confondre l’ancienne Première dame, les juges auraient utilisé un outil pour le moins inattendu : l’application de santé intégrée à son propre smartphone.
En analysant les données numériques récoltées, les enquêteurs auraient réussi à retracer avec une précision chirurgicale certains mouvements ou activités qui viendraient contredire les versions officielles.
Ce recours à la technologie montre comment des données en apparence anodines peuvent devenir des éléments clés pour « coincer » les personnalités mises en cause dans des dossiers de corruption et d’influence, est-il par ailleurs indiqué.
Cette étape marque un tournant sérieux pour le couple Sarkozy. Alors que l’ancien chef de l’État lutte depuis des années contre les multiples volets de l’affaire libyenne, la supposée implication directe de Carla Bruni dans le volet de la manipulation du témoignage de Takieddine fragilise davantage leur défense.