Quotidien : la séquence qui embarrasse Christian Estrosi
La passation de pouvoir à Nice ne se fait pas dans le calme. Ce lundi 23 mars 2026, l’émission "Quotidien », le rendez-vous de Yann Barthez sur TMC, a diffusé les images d’un accrochage musclé entre la journaliste Juliette Pelerin et le maire sortant. Filmée juste après l’annonce de sa défaite électorale, la séquence montre un [Christian Estrosi particulièrement excédé, allant jusqu’à demander la suppression pure et simple des images. Il a réclamé un droit au respect de sa vie privée.
Le séisme politique a eu lieu le dimanche 22 mars. Après 18 ans de règne sur la ville de la Côte d’Azur, Christian Estrosi a été détrôné par son rival historique, Éric Ciotti. Le candidat de l’UDR, soutenu par l’extrême droite, l’a emporté d’une courte tête avec 48,54 % des suffrages contre 47,20 %. Ce scrutin marque la fin d’un chapitre majeur pour l’édile sortant, qui a annoncé dans la foulée son retrait de ses mandats municipaux et métropolitains. Il a tiré un trait sur sa carrière politique.
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Et c’est est dans ce contexte de déroute que les équipes de Quotidien ont tenté d’approcher l’ancien maire à la sortie d’un restaurant niçois. Sur les images, on aperçoit Juliette Pelerin essayer d’obtenir une réaction, avant de se heurter à un mur.
Laura Tenoudji, l’épouse de l’élu et chroniqueuse à Télématin, intervient alors avec agacement. Elle semblait irritée par cette intrusion dans ce qu’elle se considère comme sa sphère privée.
« En fait, on veut juste être tranquilles. Ce serait sympa, merci beaucoup », a-t-elle lancé.
Le ton monte d’un cran lorsque Christian Estrosi lui-même place sa main devant l’objectif : « Vous arrêtez ! Vous respectez ma vie ! Je ne suis plus un homme politique ce soir ! ».
Toutefois, la pression sur les journalistes ne s’est pas arrêtée dans la rue. Alors que l’équipe de « Quotidien » s’était installée dans un établissement voisin, un membre de l’entourage de l’ancien maire est venu à leur rencontre pour exiger l’effacement de la séquence.
« Avec tout le respect que j’ai pour la profession, vous effacez ce que vous avez filmé dehors », lance-t-il fermement. Face au refus catégorique des reporters, l’envoyé a conclu avec amertume : « Je vous dis merci parce que vous aidez aux conneries qui se passent ».
Ce qui est sûr, c’est que cet incident illustre la nervosité extrême régnant dans le camp Estrosi après ce revers historique. En invoquant le droit à la vie privée dès le soir de sa défaite, l’ex-maire tente de tourner la page médiatique, quitte à s’opposer frontalement à la liberté d’informer.
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Source : Émission « Quotidien » (TMC), reportage de Juliette Pelerin diffusé le 23 mars 2026.