Cyberharcèlement : les agresseurs de Brigitte Macron condamnés, la Toile s’enflamme face au verdict
Le tribunal de Paris a rendu son délibéré dans le dossier des cyberharceleurs de Brigitte Macron. Accusés d’avoir propagé des insultes haineuses et des rumeurs persistantes sur son identité de genre ainsi que sur sa vie privée, les prévenus ont écopé de peines allant de quatre à huit mois de prison avec sursis. Mais les détracteurs de la première dame ont dénoncé une justice à géométrie variable.
Une condamnation plus lourde, de « six mois de prison ferme », a même été prononcée à l’encontre de l’un d’entre eux, absent lors des débats. Le président du tribunal, Thierry Donnard, a fustigé une véritable « volonté de nuire » à travers des propos jugés « dégradants et insultants ».
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Pourtant, sitôt le verdict tombé, les réseaux sociaux sont devenus le théâtre d’une nouvelle fronde. De nombreux internautes dénoncent une « justice à géométrie variable », s’étonnant de la rapidité et de la fermeté des sanctions lorsque la plaignante réside à l’Élysée.
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« Combien se font cyberharceler sans que les harceleurs ne soient jamais inquiétés ? », s’interroge un utilisateur sur X, pendant que d’autres crient au « scandale » en comparant ces peines à celles infligées pour des délits de précarité.
Au cœur des débats, l’écart d’âge entre le président de 48 ans et son épouse de 72 ans continue d’alimenter les commentaires les plus acerbes. Si la Première dame avait confié aux enquêteurs en août 2024 que ces attaques, notamment la rumeur transgenre, étaient dévastatrices pour ses petits-enfants, ses opposants ne désarment pas. Certains persistent à remettre en question le passé du couple, évoquant les années où Brigitte Macron était l’enseignante d’Emmanuel Macron, pour justifier leur hostilité.
En définitive, si cette condamnation marque une victoire judiciaire pour le couple présidentiel, elle ravive une fracture sociale profonde. Entre ceux qui saluent la fin de l’impunité sur internet et ceux qui voient dans ce procès un traitement de faveur, la figure de Brigitte Macron reste plus que jamais au centre des tensions.
La bataille pour son image, menée jusqu’aux États-Unis, semble encore loin d’être totalement gagnée dans l’arène numérique.