Charlotte Casiraghi en désaccord avec Albert de Monaco sur un sujet sensible

– par Nolwenn A. Dalpiva
Charlotte Casiraghi en désaccord avec Albert de Monaco sur un sujet sensible

Au sein de la Principauté, les positions sur les évolutions sociétales ne sont pas toujours à l’unisson. Charlotte Casiraghi a choisi de mettre les points sur les i concernant son rapport à la foi et aux lois monégasques lors d’un entretien accordé au magazine Le Point.



Bien qu’elle se définisse comme catholique pratiquante, la fille de la princesse Caroline cultive une « distance critique » avec la religion, notamment sur des sujets sensibles comme l’avortement ou la fin de vie.

Cette prise de position marque une nuance notable avec la ligne défendue par son oncle, le prince Albert II, qui invoque régulièrement la place prépondérante du catholicisme pour justifier le cadre législatif actuel sur le Rocher.

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Le souverain monégasque s’était exprimé sur le sujet le 18 novembre dernier dans Monaco-Matin, réitérant son refus d’une légalisation totale de l’IVG. Si l’avortement est dépénalisé depuis 2019 à Monaco, il demeure illégal et n’est autorisé que dans des cas très spécifiques.

Le prince Albert avait alors concédé comprendre « la sensibilité du sujet », tout en estimant que le cadre actuel respectait l’identité du pays « au regard de la place qu’occupe la religion catholique ». Pour le souverain, la priorité reste de garantir un accompagnement « sûr et plus humain » sans pour autant bousculer la cohérence doctrinale de l’État.

De son côté, Charlotte Casiraghi, qui partage depuis l’an dernier la vie de l’écrivain Nicolas Mathieu, ne compte pas rester les bras croisés face à ces certitudes. Forte de sa formation philosophique, elle estime qu’il faut « adapter le dogme à certaines questions complexes » et n’hésite pas à questionner les thématiques liées au féminisme. Si elle comprend les positions de l’Église, elle affirme qu’on peut, « en tant que catholique, ne pas être d’accord ».

Pour elle, la foi relève de l’intime et se nourrit davantage de la lecture de grands auteurs comme Saint Augustin ou Pascal que d’un rapport assidu au rituel.

En assumant dans le cadre de cet entretien avec le magazine Le Point ne pas être « complètement alignée » sur les positions officielles, la cavalière invite à un débat critique, prouvant que même au sommet de l’État, les convictions personnelles peuvent diverger de la tradition.

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