Elle raconte le regard de Constant, 20 ans, tabassé pour une simple trottinette et qui se mure dans le silence pour protéger sa famille, ou encore le récit déchirant de Frédérique, qui a vu son fils Bastien s’éteindre à l’aube, victime d’avoir voulu protéger sa copine dans la rue.
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Pour celle qui aurait mis à sa relation avec l’écrivain Maxime Chattam, le père de ses enfants, confesse voir en ces jeunes l’âge de son propre fils, l’émotion est viscérale. Elle décrit cette sensation d’être "imbibée de leur chagrin", une éponge émotionnelle face à la barbarie gratuite ou aux traumatismes anciens, comme ceux de ces "grands gaillards tatoués", victimes de l’affaire de Bétharram, qui baissent encore les yeux trente ans après comme devant leurs bourreaux.
« Je les ressens dans ma chair.
Et ce soir, je me sens imbibée de leur chagrinMais ce soir, permettez-moi de partager aussi ma tristesse.
Mon accablement, parfois », écrit-elle sur ce réseau social. « Je sais que tout cela n’est pas vain. Grâce à vous ».
Pour illustrer son propos, Faustine Bollaert a partagé avec sa communauté virtuelle une photo sur laquelle on la découvre fatiguée.





