Patrick Bruel : « Je n’en ai pas honte »… ses mots sur un accord financier font débat
Visé par plusieurs plaintes pour viols et agressions sexuelles qu’il conteste fermement, Patrick Bruel est au cœur d’une nouvelle polémique. Une plaignante nommée Anne brise le silence sur les rumeurs concernant une demande d’arrangement financier.
Cette femme affirme avoir subi une relation non consentie au milieu des années 1990 avec le chanteur, alors qu’elle était âgée de 16 ans et lui de 36 ans. Devenue chanteuse, elle relate également une agression survenue en 2010 à la suite de laquelle elle aurait fui le domicile de l’artiste où elle était venue lui présenter des maquettes.
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La défense de Patrick Bruel, représentée par Me Céline Lasek et Me Christophe Ingrain, soutient que la plaignante aurait tenté de négocier son silence par l’intermédiaire de proches. Selon eux, une demande orale et écrite portant sur « 1 million d’euros ou un bien immobilier » aurait été formulée, précisant que la justice s’est déjà penchée sur la question.
Dans les colonnes du magazine [Paris Match], Anne répond publiquement à ces accusations pour la première fois. Si elle réfute l’idée d’un chantage, elle assume toutefois la démarche : « Oui, j’ai envisagé, à un moment, un arrangement à l’amiable. Et je n’en ai pas honte ».
Pour justifier sa réflexion, la plaignante met en avant la détresse psychologique qu’elle traversait alors. Elle évoque notamment l’isolement provoqué par le confinement ainsi que la crainte d’affronter une procédure judiciaire qu’elle anticipait comme longue, épuisante et particulièrement douloureuse.
Anne conteste l’interprétation faite par la défense et estime qu’envisager une issue alternative au tribunal est une réaction légitime. « Avant de me lancer dans un combat aussi long et douloureux, j’ai voulu mesurer ce à quoi je m’exposais. C’est humain », déclare-t-elle en comparant sa démarche à un règlement amiable après un accident de la route.
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La plaignante, qui reste opposée à l’artiste présumé innocent, conclut en insistant sur la dissociation complète entre la procédure et son témoignage. « Le fait d’envisager une issue amiable ne rétroagit pas sur la réalité des faits. Ces deux choses sont absolument indépendantes », martèle-t-elle.