Maeva Ghennam : l’affaire qui mobilise l’Élysée

– par Nolwenn A. Dalpiva
Maeva Ghennam : l'affaire qui mobilise l'Élysée

Le vent tourne pour les stars de la téléréalité installées aux Émirats arabes unis. Alors que le Moyen-Orient traverse une période de fortes tensions en raison de la guerre en Iran, plusieurs figures d’Internet, dont Maeva Ghennam, se retrouvent au cœur d’une tourmente judiciaire inattendue. Entre démentis précipités et intervention de l’Élysée, le rêve dubaïote semble se transformer en véritable casse-tête diplomatique.



Il y a encore quelques jours, le discours était pourtant bien différent. Après avoir exprimé une vive inquiétude, Maeva Ghennam a radicalement changé de ton dans ses récentes publications. Bloquée sur place, elle affirmait se sentir en parfaite sécurité, allant jusqu’à vanter la protection offerte par les autorités locales. « On est très loin d’une zone de chaos comme on voit sur les réseaux sociaux », « méfiez-vous de la désinformation », clamaient en chœur plusieurs influenceurs, tentant de rassurer leurs communautés respectives sur la stabilité du pays.

A lire : Maeva Ghennam arrêtée à Dubaï en plein chaos géopolitique !

Cependant, malgré ces déclarations apaisantes, la réalité judiciaire a fini par rattraper les créateurs de contenu. Selon les informations du quotidien Le Parisien, l’ONG Detained in Dubai rapporte que 21 personnes ont été inculpées pour avoir diffusé des images des frappes iraniennes. Radha Stirling, directrice de l’organisation, rappelle la sévérité de la législation locale : « En vertu de la loi sur la cybercriminalité, la personne qui publie initialement un contenu peut être poursuivie, mais aussi toute personne qui le modifie, le republie ou le commente ».

Par ailleurs, l’affaire a pris une dimension nationale telle que le sommet de l’État français a dû intervenir. Ce jeudi 19 mars 2026, Emmanuel Macron s’est exprimé personnellement sur ce dossier sensible, soulignant l’urgence de protéger nos ressortissants. « Nous sommes en discussion avec les autorités sur le plan administratif et judiciaire pour que leur situation soit réglée », a déclaré le président de la République. Il a également précisé que l’ambassade de France était mobilisée pour obtenir la libération des compatriotes concernés dans les plus brefs délais.

Si Maeva Ghennam a fermement nié son arrestation hier soir, l’épée de Damoclès demeure bien présente. Les peines encourues pour ce type d’infraction aux Émirats sont lourdes : jusqu’à deux ans de prison et des amendes pouvant atteindre 200 000 dirhams (environ 47 000 euros).

A lire : Maeva Ghennam coincée à Dubaï : tacle de Vincent Moscato

Source : Rapport de l’ONG Detained in Dubai et déclarations officielles de l’Élysée relayées par Le Parisien, mars 2026.