Léa Salamé : guerre au Liban… malaise caché à l’antenne ?
Aux commandes du JT de France 2, Léa Salamé a partagé ses inquiétudes concernant son père, actuel ministre de la Culture au Liban. Entre drame personnel et devoir de neutralité, elle livre un témoignage rare sur l’exercice de son métier.
Léa Salamé s’est confiée ce mardi 14 avril lors d’une matinée organisée par France Télévisions sur l’impact de l’actualité internationale sur sa vie privée.
La journaliste a révélé avoir vécu un moment d’angoisse la semaine dernière, alors que des bombardements frappaient Beyrouth. « L’opération lancée par Israël a été particulièrement violente. Il y a eu 300 morts », a-t-elle rappelé, soulignant la gravité de la situation au Moyen-Orient.
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L’inquiétude s’est cristallisée autour de son père, le politologue Ghassan Salamé, membre du gouvernement libanais depuis janvier 2025.
Des explosions ayant eu lieu à proximité de ce dernier, l’animatrice de « Quelle époque ! » a été temporairement privée de nouvelles. « J’ai mis une heure à pouvoir le joindre », a-t-elle avoué, précisant n’avoir été rassurée sur son état qu’aux alentours de midi.
Malgré cette situation personnelle complexe, Léa Salamé s’astreint à une discipline rigoureuse lors de la présentation du « 20 Heures ». Elle décrit son passage à l’antenne comme « une mécanique » où elle doit s’effacer pour redevenir une simple journaliste. À la tête du journal depuis le 1er septembre 2025, elle refuse de laisser transparaître la moindre émotion, considérant le plateau comme un « espace sacré ».
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Cette exigence de neutralité est au cœur de sa déontologie. Elle affirme redoubler de vigilance sur le choix de ses mots lorsqu’elle traite du Liban pour éviter toute décrédibilisation. « Ce n’est pas une chronique. Je ne suis pas éditorialiste », martèle-t-elle, expliquant que son rôle est de rassembler le public et non de partager ses sentiments personnels ou ses peines intimes avec les téléspectateurs.