« Ma voiture a sautillé » : l’enfer vécu par le père de Léa Salamé à Beyrouth !
Le ministre libanais Ghassan Salamé, père de la journaliste Léa Salamé, a livré un témoignage poignant sur BFM TV ce jeudi 9 avril. Rescapé d’un bombardement, il dénonce une [offensive israélienne d’une intensité inédite contre la population civile.
Alors que sa fille présentait le journal de 20 heures sur France 2, Ghassan Salamé intervenait en direct de Beyrouth pour décrire l’horreur des dernières frappes. Le ministre de la Culture a confié avoir frôlé la mort alors qu’il circulait entre son bureau et celui du Premier ministre.
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« Ma voiture a presque sautillé lorsqu’une bombe est tombée à 200 ou 300 mètres de là où on était », a-t-il déclaré au micro de BFM TV. Cette offensive, survenue malgré les espoirs de trêve diplomatique, a frappé une vingtaine de quartiers de la capitale ainsi que la plaine de la Bekaa.
Le bilan humain s’avère lourd avec plusieurs centaines de morts et de nombreux blessés. Pour l’ancien ministre, cette attaque soudaine et multiple constitue une « punition collective pour l’ensemble de la population de la capitale », une situation qu’il juge absolument inacceptable.
Ghassan Salamé souligne une aggravation brutale du conflit. Selon lui, le peuple libanais a vu ce qui n’était qu’un « théâtre de poche » prendre subitement une dimension bien plus grave, transformant la ville en un lieu de « carnage généralisé ».
Face à l’annonce de Benyamin Netanyahou concernant de futures discussions sur le désarmement du Hezbollah, le ministre rappelle que Beyrouth avait déjà ouvert la porte au dialogue il y a deux mois. Il estime cependant qu’un préalable est indispensable pour avancer.
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Pour apaiser les tensions et permettre des négociations réelles, Ghassan Salamé appelle désormais à une suspension des hostilités. Selon ses termes, « une trêve de 15 jours pourrait calmer les esprits » et mettre fin à cette phase de violences indiscriminées.