Florent Pagny : ce détail judiciaire qui a inspiré une chanson devenue culte

– par Christophe Wiedemann
Florent Pagny : ce détail judiciaire qui a inspiré une chanson devenue culte

En 2003, Florent Pagny marquait les esprits avec son succès « Ma liberté de penser ». Cette chanson phare de l’album Ailleurs Land constituait une réponse directe de l’artiste aux [procédures engagées contre lui par le Trésor public.



Cet épisode est exhumé par le magazine Ici Paris.

L’origine de ce titre remonte à l’année 2002, lorsque la justice ordonne la saisie des biens du chanteur. Écrit par Lionel Florence et Pascal Obispo, le morceau devient rapidement un tube incontournable. Florent Pagny y règle ses comptes avec le fisc à travers des paroles explicites, affirmant sa volonté de ne pas se laisser abattre par les événements.

A lire : Florent Pagny (The Voice) cambriolé : un suspect interpellé après un énorme préjudice financier

Dans cette chanson, l’artiste énumère avec ironie les éléments visés par l’administration fiscale : « Prenez mon lit, les disques d’or, ma bonne humeur, les p’tites cuillères, tout c’qu’à vos yeux a d’la valeur ». Il poursuit en clamant son indépendance d’esprit face aux agents des impôts : « Tout c’qui est beau et compte pour moi, j’préfère qu’ça parte à l’Abbé Pierre, j’peux donner mon corps à la science, s’il y a quelque chose à prélever, et que ça vous donne bonne conscience, mais vous n’aurez pas ma liberté de penser. »

Les démêlés judiciaires du chanteur reposaient sur des faits précis de fraude fiscale. Il lui était reproché d’avoir omis de déclarer une somme de 48 000 euros au titre de la TVA pour l’année 1997. De plus, l’administration fiscale avait mis en évidence une minoration de ses revenus s’élevant à près de 540 000 euros sur la période des années 1996 et 1997.

A lire : Justice : Shakira gagne sa bataille fiscale contre l’État espagnol

À l’issue des procédures, l’artiste a été officiellement reconnu coupable par les tribunaux. Sa condamnation est tombée en 2006, se traduisant par une amende d’un montant de 15 000 euros. En parallèle, l’affaire avait été marquée par un événement insolite en 2002 : des biens de grande valeur appartenant au chanteur, dont une voiture de marque Bentley, quatre motos, des grands crus ainsi que des œuvres d’art, avaient mystérieusement disparu alors qu’ils étaient destinés à être saisis.