Charles III, : pourquoi sa banque ferme la porte aux millionnaires ?
[L’institution Coutts, partenaire historique de la monarchie britannique a triplé son seuil d’entrée pour les nouveaux clients. Cette décision stratégique, qui vise désormais les ultra-riches, provoque de vives critiques au sein du secteur financier.
L’institution privée Coutts, vieille de 333 ans, vient de procéder à la hausse la plus spectaculaire de son histoire.
Pour espérer ouvrir un compte, les nouveaux demandeurs doivent désormais justifier d’environ 3,75 millions de dollars en épargne, placements ou emprunts. Ce montant marque un saut considérable par rapport au précédent palier fixé à 1,25 million de dollars.
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Introduit en novembre, ce changement ne s’applique qu’aux nouveaux clients, mais il envoie un signal fort. Selon RadarOnline.com, ceux qui ne répondent pas à ces nouveaux critères de richesse sont systématiquement redirigés vers NatWest, le partenaire de la banque dans les rues commerçantes. Ce « test de richesse » renforcé confirme la volonté de l’établissement de redevenir ultra-exclusif.
Dans le milieu de la finance, cette mutation est perçue comme un virage élitiste assumé. « Cette décision est interprétée comme un changement délibéré visant à positionner Coutts fermement au sommet de la hiérarchie des banques privées », confie une source du secteur. L’objectif ne serait plus de s’adresser aux millionnaires classiques, mais spécifiquement d’attirer les plus grandes fortunes mondiales.
Cette évolution n’est pas la première, mais son rythme s’accélère. En 2011, le seuil d’entrée « n’était encore que de 625 000 dollars » avant de doubler. Aujourd’hui, les critiques accusent la banque d’avoir « levé le pont-levis » pour exclure une clientèle qui était autrefois jugée précieuse. Cette perception de fermeture risque d’aliéner une partie des clients ambitieux qui se sentent désormais mis de côté.
En parallèle de ce durcissement à l’entrée, les membres les moins fortunés déjà présents subissent également une pression financière. Les clients possédant moins de 625 000 dollars voient leurs frais mensuels bondir à environ 125 dollars, contre une fourchette de 30 à 95 dollars auparavant. Une mesure qui souligne, selon les analystes, une volonté globale de remodeler la base des déposants.
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Pour de nombreux observateurs, Coutts indique clairement que posséder une fortune importante ne suffit plus à garantir l’accès à ses services. En relevant ainsi ses barrières, l’institution du roi Charles III choisit de sacrifier son accessibilité pour asseoir sa position au sommet de la pyramide bancaire, au risque de froisser ceux qu’elle ne considère plus assez riches.