Charlène et Albert de Monaco : la guerre des clans s’intensifie
Ces derniers auraient alimenté une fuite du Rocher après son blocage en Afrique du Sud en raison d’une infection dans la zone ORL.
Ce qui est sûr, comme le rapporte FranceInfo, c’est que la tension ne retombe pas à Monaco.
Claude Palmero, ancien comptable du prince Albert II, continue de dénoncer ce qu’il présente comme une prise d’influence d’intérêts privés au sein de la Principauté.
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Dans son livre intitulé Monaco interdit, main basse sur la Principauté, il affirme qu’un « certain nombre d’intérêts privés ont mis la main sur Monaco à la suite d’une purge stalinienne ». Il évoque également une « chasse aux sorcières » visant plusieurs personnes après son éviction.
Selon Claude Palmero, ce système reposerait sur des liens présents « dans l’administration, dans le gouvernement et dans tous les cercles proches de la famille princière ».
Thierry Lacoste, ancien avocat et ami d’enfance du prince Albert II, nuance toutefois ses propos en affirmant ne pas considérer Monaco comme « un État mafieux ».
Les deux hommes ne citent aucun nom dans leurs déclarations, mais leurs critiques visent notamment Patrice Pastor, magnat de l’immobilier monégasque avec qui ils sont en conflit. Dans son ouvrage, Claude Palmero lui consacre un chapitre intitulé La Force Tentaculaire. De leur côté, les avocats de Patrice Pastor affirment que leur client serait victime d’un groupe surnommé « le G4 », auquel auraient appartenu Claude Palmero et Thierry Lacoste.
Cette opposition s’est désormais déplacée sur le terrain judiciaire. Plusieurs dizaines de procédures sont en cours, tandis que la Principauté a également déposé plusieurs plaintes.
Claude Palmero affirme faire l’objet d’une « vendetta judiciaire » et dénonce une multiplication des mesures prises contre lui. Il évoque notamment des gardes à vue, des auditions, des interrogatoires et des perquisitions.
Maître Cyril Bonan, avocat du prince Albert II, conteste cette version. Il explique que le Palais a déposé plusieurs plaintes contre des personnes accusées d’avoir abusé de leurs fonctions, avec notamment des soupçons de détournements, de prises illégales d’intérêt et de corruption.
« On ne peut pas continuer à laisser dire que dans ces affaires, il y aurait une justice aux ordres ou un complot qui serait ourdi contre certaines personnes », estime l’avocat du prince Albert II. Selon lui, il est également impossible d’affirmer que la Principauté serait contrôlée par des intérêts privés.
Le conflit est loin d’être terminé. Claude Palmero annonce déjà la publication prochaine d’un deuxième livre contenant de nouvelles révélations. Il affirme par ailleurs avoir engagé 2,5 millions d’euros de frais d’avocat et de communication dans cette bataille.
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