Pierre Richard : Son ami d’enfance assassiné !
L’acteur Pierre Richard est revenu avec émotion sur un drame de son enfance survenu durant la Seconde Guerre mondiale. À l’âge de 10 ans, le comédien a assisté à la disparition soudaine de son meilleur ami d’enfance.
Le futur interprète du « Grand Blond », qui soufflera ses 92 bougies le 16 août prochain, a connu une enfance marquée par plusieurs fêlures. Il avait notamment attendu l’âge de 7 ans pour rencontrer son père, Maurice Defays, qui avait déserté le foyer avant sa naissance et ne lui a jamais manifesté d’intérêt.
Dans son autobiographie intitulée Le Petit Blond dans un grand parc, l’artiste expliquait avoir souffert toute sa vie de ce qu’il qualifie de « mal de père ».
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Une autre tragédie, liée à la barbarie nazie, a marqué à jamais sa jeunesse. Invité lors d’une émission du podcast [Legend] animé par Guillaume Pley et diffusé sur YouTube, Pierre Richard s’est remémoré son meilleur copain, un petit voisin du même âge que lui. Décrivant ce camarade avec qui il partageait les bancs d’un même lycée parisien, l’acteur s’est rappelé : « Il était frisé, avec de grands yeux noirs. Il avait un brassard. Comme tous les Juifs, il était obligé de porter un brassard ».
Cette amitié s’est brutalement interrompue un matin lorsque l’élève ne s’est pas présenté en classe. Face à cette absence prolongée, l’enseignant de l’époque avait dû annoncer la terrible nouvelle aux enfants de la classe.
Pierre Richard se souvient précisément de ce moment de bascule : « Le lundi, il n’était pas là, le mardi non plus, le mercredi non plus et le professeur a dit : « Mes enfants, il ne reviendra plus ». »
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À l’époque, la jeune victime n’avait pas les outils pour appréhender la réalité et l’horreur des déportations. Ce n’est qu’avec le recul de l’âge adulte que le comédien a pris la pleine mesure de la situation. Avec une vive émotion, il conclut ainsi son récit sur le destin tragique de son camarade : « Ce n’est pas à 10 ans qu’on comprend ce qui s’est passé, mais après. Après, j’ai compris qu’il n’est jamais revenu parce qu’il […] a dû finir dans un camp de concentration. »