Décoré au grade de chevalier le mardi 24 mars dernier, le comédien de 59 ans était apparu particulièrement bouleversé face au chef de l’État. Sur le plateau de Quotidien, il a expliqué que cette distinction était intrinsèquement liée à son histoire familiale et à ses racines sociales.

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« Quand on m’appelle pour dire « vous allez recevoir la légion d’honneur », je ne pense pas à moi : je pense à mes parents, je pense au fait que je sois fils d’ouvrier… », a-t-il confié à Yann Barthès. Pour l’artiste, actuellement à l’affiche du Bourgeois Gentilhomme au théâtre du Gymnase, cette reconnaissance était avant tout destinée à ses proches.

La cérémonie a pris une dimension tragique en raison du décès de sa mère, Myriane, survenu le 24 février dernier à l’âge de 84 ans. Jean-Paul Rouve a précisé qu’il avait appris sa nomination à Noël, alors que sa maman était encore en vie, ce qui a rendu son absence lors du jour J d’autant plus difficile à supporter.

Le président de la République a accentué cette émotion en citant directement la mère de l’acteur lors de son discours officiel. « C’est pour eux tout ça. Donc quand on vous la remet et qu’il y en a un qui n’est plus là… », a-t-il ajouté les larmes aux yeux, soulignant l’impact des paroles présidentielles.

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Pour traverser ce moment de grande solitude malgré les honneurs, Jean-Paul Rouve a pu compter sur le soutien de son ami Maurice Barthélémy. Son chien, un Jack Russel prénommé Gtro, était également présent au Palais de l’Élysée pour assister à cette distinction historique pour la carrière de l’ancien membre des Robins des Bois.