Ce que Jean Dujardin a dit aux obsèques de Bruno Salomone
La voix tremblante et les yeux embués, Jean Dujardin a livré un [hommage bouleversant à Bruno Salomone lors de ses obsèques, ce lundi 23 mars à Joinville-le-Pont. Devant Audrey Salomone, la veuve de l’acteur et leurs proches, le comédien a salué la mémoire de son ami de toujours dans un discours plein d’émotion mais aussi d’humour.
Une foule dense s’est réunie ce lundi 23 mars à Joinville-le-Pont pour accompagner Bruno Salomone dans son dernier voyage. L’acteur, emporté par un cancer le 15 mars 2026 à l’âge de 55 ans, laisse derrière lui une carrière singulière.
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L’image de Jean Dujardin, très proche du comédien, a marqué ce début de journée. Arrivé lunettes de soleil sur le nez pour contenir son émotion, il les a finalement retirées, laissant apparaître des yeux rougis par les larmes.
La vidéo de son arrivée était diffusée par le magazine Paris Match sur les réseaux sociaux.
Quelques instants plus tard, l’ex de Nathalie Péchalat portait le cercueil de son ami, aux côtés d’autres proches notamment Eric Collado, tandis que deux grandes photos de Bruno Salomone, tout sourire, accueillaient les participants à l’entrée de l’église.
Face à l’assemblée, l’acteur a pris la parole, la voix tremblante, pour un hommage poignant, rapporté par Paris Match.
« On n’a pas du tout envie de te dire au revoir et j’ai l’impression qu’on n’est pas les seuls. Il y a du monde dehors, il y a plein de gens qui t’aiment, qui réclament ton sourire, ton regard, des facéties, tes multitêtes, tes multivoix, ton écriture si singulière absurde et poétique et ce formidable passage secret que tu avais pour trouver les jeux de mots à la con », a-t-il lancé.
Et de poursuivre : « Pour nous faire rire et surtout rire avec tes amis. Le rire, ta philosophie, ton identité, ta vie, comme si tu savais qu’il fallait se dépêcher.
Alors aujourd’hui on va parler de toi, je sais que ce n’est pas forcément ta came, tu préfères la vie des autres, les regarder, les écouter, les sonder, les imiter, avec cette oreille si fine qui entend des choses que même les autres ne perçoivent pas, même les animaux étaient sans voix ».
Submergé par l’émotion, Jean Dujardin a marqué plusieurs pauses avant de reprendre ainsi : « Je sais que là où tu es tu nous entends aussi, alors écoute-moi bien, on va continuer cette aventure, on va parler de toi, de ton ultrasensibilité, ton talent, à nous de t’imiter maintenant". Puis de conclure, dans un dernier souffle douloureux : « On était 5 ‘Nous Ç Nous’, on restera 5 ‘Nous Ç Nous’, et même 6 avec Audrey ta femme, l’incroyable madame Salomone. On t’aime ».
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