Gabriel Attal : ce que cache son récit sur les « molosses » venus frapper à sa porte

– par Nolwenn A. Dalpiva
Gabriel Attal : ce que cache son récit sur les « molosses » venus frapper à sa porte

À l’occasion de la sortie de son livre « En homme libre », Gabriel Attal livre un récit intime sur son enfance marquée par les dépendances de son père. Entre jeux d’argent et drogue, l’ancien Premier ministre lève le voile sur ses blessures familiales. Deux molosses sont venus « taper » à la porte de la maison familiale à cause des dettes de son père.



Dans son ouvrage à paraître le 22 avril aux éditions de l’Observatoire, le secrétaire général du parti Renaissance dédie un chapitre entier à son père, Yves, disparu à l’automne 2015 des suites d’un « cancer foudroyant ».

Selon des extraits dévoilés par Le Point, Gabriel Attal y décrit un homme ayant vécu « tel un funambule », mettant régulièrement les siens en danger.

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L’ancien chef du gouvernement revient d’abord sur une passion « vorace » pour le poker. Cette addiction aux jeux a eu des conséquences concrètes et effrayantes pour sa famille. Il se remémore ainsi qu’à l’âge de 12 ou 13 ans, des « molosses » missionnés par des usuriers étaient venus frapper à la porte du domicile familial pour réclamer des dettes contractées par son père.

Outre le jeu, Yves Attal a également lutté contre une dépendance à la drogue. Lors d’un entretien accordé à Audrey Crespo-Mara, l’homme politique de 37 ans a confié qu’à l’adolescence, il lui arrivait de ne pas pouvoir réveiller son père. Ce dernier pouvait également disparaître pendant plusieurs jours sans donner de nouvelles.

Gabriel Attal confesse qu’avec ses trois sœurs, ils étaient alors trop jeunes pour comprendre le comportement « irrationnel » de leur parent. Sa mère, véritable pilier du clan familial, justifiait ces absences répétées en expliquant que leur père devait simplement partir « se reposer quelque temps ». En réalité, il enchaînait les cures de désintoxication.

Face à la prise de conscience des risques encourus par ses proches, Yves Attal avait fini par demander à se faire interdire de jeu. Ce récit personnel, qui retrace les instants d’une ascension politique mêlés à des souvenirs délicats, montre un Gabriel Attal qui se dévoile comme rarement sur son cadre privé et la protection de sa mère-courage.

Ce témoignage souligne l’influence de ce passé complexe sur la construction de l’homme politique. En racontant comment son père a misé « sans cesse en danger » sa propre vie et celle de sa famille, Gabriel Attal partage une facette méconnue de son histoire, entre les silences de l’enfance et la vérité découverte tardivement sur les cures de son père.

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