Faustine Bollaert abandonnée sur France 2, que se passe-t-il ?
Depuis 2017, Faustine Bollaert régnait sur les après-midi de France 2. Pourtant, son [émission « Ça commence aujourd’hui » subit désormais une désaffection massive des téléspectateurs, concurrencée par les réseaux sociaux et un essoufflement du format testimonial.
Lancé en 2017, le programme de témoignages de France 2 voit son succès vaciller après des années au sommet.
Faustine Bollaert, figure de proue de ce « psy show », affronte une baisse de régime marquée : l’audience moyenne est tombée à 650 000 fidèles, loin du million de téléspectateurs atteint en 2022, rapporte le magazine Voici, qui prédit l’arrêt pour très bientôt de ce rendez-vous de la chaine du service public.
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La concurrence fragilise désormais le dispositif quotidien. Le programme est régulièrement dominé par le retour de « Plus belle la vie » sur TF1. Plus surprenant, l’émission est parfois devancée par « Météo à la carte » sur France 3, signe d’un cabinet qui semble se déserter.
Selon Virginie Spies, sémiologue des médias, les témoignages ne sont plus l’apanage exclusif de la télévision. « Les témoignages prolifèrent sur YouTube et sur TikTok », explique-t-elle, soulignant que la concurrence numérique propose désormais une offre de confidences immédiate et abondante.
Le cadre même de l’émission est remis en cause par son caractère répétitif. La structure quotidienne d’un dispositif très structuré rendrait le programme lassant pour le public. Comme le précise l’experte : « À la télé, le dispositif est tellement cadré qu’il en devient prévisible ».
Au-delà de la forme, c’est la tonalité du contenu qui semble saturer l’audience. La multiplication des récits dramatiques finirait par anesthésier la sensibilité des spectateurs. « Quand tout est grave, tout le temps, il y a une saturation de l’émotion », analyse Virginie Spies.
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Cette surenchère de pathos quotidienne risque de conduire le rendez-vous à sa perte. Si la capacité du public à s’émouvoir continue de s’émousser face aux drames successifs présentés par Faustine Bollaert, la déprogrammation pourrait devenir inévitable faute de résultats suffisants.