Que devient Pierre Palmade à Bordeaux ? Les révélations de ses voisins
Depuis que son bracelet électronique a été retiré le 27 février, Pierre Palmade semble n’être plus que l’ombre de lui-même. Selon les témoignages recueillis par Le Parisien, son quotidien se résume à un « parcours immuable et solitaire ».
Tout commence par une escale à la pharmacie située à 200 mètres de son domicile. Ensuite, muni de son sac de médicaments, il marque un arrêt à la boulangerie pour y acheter quelques crêpes. Comme le souligne l’enquête menée par Le Parisien, repris Le Parisien, il regagne cinq minutes plus tard sa « échoppe ». Cette demeure typique de Bordeaux, à la façade de pierre et dotée d’un entresol, servait autrefois de cabinet médical. Une fois le seuil franchi, l’ancien complice de Muriel Robin ne quitte plus son refuge jusqu’au lendemain.
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« Je ne pourrai jamais payer ma dette »
Dans ce quartier aux allures de village où les murmures vont bon train, les résidents décrivent un homme « discret », « toujours seul » et « méconnaissable ». Beaucoup le perçoivent comme un individu « paumé » et perpétuellement « sur ses gardes ». Bien qu’il n’oublie jamais de dire « bonjour », il dégage une impression de vulnérabilité, comme s’il avait désormais « peur des gens ».
Une riveraine raconte notamment avoir croisé l’artiste chez le poissonnier : « J’ai rencontré monsieur Palmade chez le poissonnier. Il venait chercher une commande. Il m’a laissée passer devant. » Elle précise toutefois qu’il paraît « absent et gêné ». Un retraité va plus loin dans le constat et soupire : « On dirait un zombie ! »
Ce qualificatif illustre parfaitement l’image d’un homme au regard vide et à l’allure hagarde, les épaules rentrées sous le poids d’une culpabilité dévorante. En l’observant, une octogénaire et sa fille l’ont trouvé « bouffi ». Elles supposent « qu’il doit être shooté aux médocs » afin d’« éradiquer ses vieux démons », notamment sa dépendance à la cocaïne.
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Cependant, certains voisins se montrent plus tempérés. Ils évoquent une personne qui semble « aller mieux », se montrant parfois « souriant » et ayant « perdu un peu de poids après en avoir beaucoup pris ». Malgré tout, la fragilité demeure évidente. Une commerçante le décrit comme « gentil », tout en admettant ses moments d’égarement : « Ça se voit qu’il n’est pas tranquille dans sa tête… Un jour, il ne trouvait plus son argent. Il pensait qu’il avait laissé son porte-monnaie dans un commerce à côté. Mais en fait, il était dans sa poche. »