Charles Biétry : « C’est sans moi », sa décision radicale et terrifiante face à la mort
Invité de 20h30 le dimanche, proposé par Laurent Delahousse sur France 2, Charles Biétry a donné de ses nouvelles [grâce à l’intelligence artificielle. L’ancien journaliste sportif a évoqué l’évolution de sa maladie et son combat pour une fin de vie digne.
Ce 14 juin, Charles Biétry est l’invité de Laurent Delahousse dans 20h30 le dimanche. Atteint de la maladie de Charcot depuis plusieurs années, l’ancien commentateur sportif ne peut plus s’exprimer oralement.
Grâce à l’intelligence artificielle, il a néanmoins pu répondre aux questions du journaliste de France 2 depuis son domicile en Bretagne.
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Au cours de cet entretien, Charles Biétry a dressé un état des lieux de sa situation. Il explique que la maladie a considérablement progressé. Il a malheureusement perdu de nombreux facultés. Son quotidien est cauchemardesque.
« Je ne marche quasiment plus, j’ai les plus grandes difficultés à avaler, et donc à manger, et j’ai perdu la parole », a-t-il confié dans le cadre de ce programme de la chaine du service public.
Désormais, il communique à l’aide d’un clavier. Malgré les outils technologiques qui lui permettent de faire entendre ses pensées, il décrit la difficulté de voir ses mots et ses idées rester enfermés dans son esprit avant de pouvoir les exprimer.
Concernant l’évolution de la maladie, Charles Biétry indique qu’elle progresse « lentement ». Il garde toutefois un état d’esprit combatif. « Tant que les poumons résistent, je suis toujours dans le match », affirme-t-il avant d’ajouter : « Je suis toujours vivant ».
L’ancien journaliste a également évoqué les limites qu’il s’est fixées dans sa prise en charge médicale. Il refuse notamment l’idée d’une intervention destinée à installer un appareil pour l’aider à respirer plus longtemps. « Ouvrir la cage thoracique pour installer un appareil qui te permettra d’étouffer moins vite, c’est sans moi », déclare-t-il.
Depuis plusieurs années, Charles Biétry milite aussi pour la légalisation de l’aide à mourir. Conscient de l’issue de sa maladie, il affirme vouloir éviter une fin de vie marquée par de longues souffrances. « Je vais mourir, ça c’est sûr, mais je ne veux pas mal mourir », explique-t-il, alors que le gouvernement ne s’est pas encore prononcé sur cette question.
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