Brigitte Macron : malaise autour de François Ruffin, une rancune jamais oubliée
Alors que François Ruffin publie une bande dessinée sur son parcours, les détails de l’opposition radicale entre le clan présidentiel et l’élu picard refont surface, dévoilant l’hostilité marquée de Brigitte Macron à son égard.
Le député de la Somme, partage pourtant un point commun singulier avec Emmanuel Macron : ils ont tous deux fréquenté le lycée La Providence à Amiens. C’est au sein de cet établissement que le futur chef de l’État a rencontré sa professeure de français, Brigitte Macron. Leurs trajectoires ont ensuite divergé, l’un accédant à l’Élysée et l’autre s’affirmant comme son opposant.
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Cette rivalité politique s’accompagne d’une vive aversion personnelle de la part de l’épouse du président.
Dans le livre La surprise du chef paru en octobre 2024, et exhumé par le magazine Gala, la journaliste Pauline de Saint Remy confiait à l’hebdomadaire « L’Express » que la Première dame « déteste » l’élu de 50 ans. Brigitte Macron aurait très particulièrement mal vécu sa réélection lors des législatives.
L’origine de cette rancœur remonterait à l’année 2018, en pleine crise des Gilets jaunes. Le député avait alors affirmé qu’Emmanuel Macron « finirait comme Kennedy », faisant directement référence à l’assassinat du président américain en 1963. Une déclaration que Brigitte Macron n’a jamais pardonnée.
Depuis, les offensives de François Ruffin n’ont pas cessé. En 2019, il publiait Ce pays que tu ne connais pas, qualifiant le chef de l’État d’« imposture » ou d’homme « vide ». L’élu décrivait cet ouvrage comme un « uppercut moral » et ajoutait : « Quand un boxeur envoie un crochet du gauche, il ne prévient pas à l’avance ».
Au-delà des idées, cette hostilité s’ancre dans une fracture sociale revendiquée par l’élu de La France insoumise. « Si on a fréquenté le même lycée, nous n’étions pas du même milieu », déclarait-il déjà en 2017 au magazine Closer. Une confrontation symbolisée par leur face-à-face sur le site de l’usine Whirlpool à Amiens.
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Le ressentiment n’a fait que croître au fil des ans. En 2021, dans les colonnes du journal Le Monde, le député-reporter réaffirmait sa rupture totale avec le pouvoir en place par des mots très incisifs : « Cet homme, Macron, qui décide seul, pour toute la France, ce n’est plus tolérable. Je ne le supporte plus. ».
Ce ressentiment trouverait aussi son origine dans des déclarations faites par Ruffin en 2018, pendant la crise des Gilets jaunes.
À l’époque, le député aurait affirmé qu’Emmanuel Macron risquait de "finir comme Kennedy", une allusion directe à l’assassinat du président américain John F. Kennedy en 1963.
Brigitte Macron n’aurait pas digéré ces propos, qu’elle considère comme une attaque personnelle et dangereuse. La crainte de la première dame serait qu’un forcené s’en prenne au chef de l’État.