Albert et Caroline de Monaco, le secret de leurs origines mexicaines
Derrière le glamour de la Côte d’Azur et le protocole monégasque se cache un secret aux saveurs épicées. Le prince Rainier III aimait plaisanter en affirmant que « la tequila coule dans ses veines » ?
Ce clin d’œil malicieux à ses origines n’était pas qu’une boutade : les Grimaldi possèdent bel et bien un héritage mexicain flamboyant, porté par une femme au destin fascinant : Susana de la Torre y Mier, comme le rappelle Paris Match.
Ce 3 février, la princesse Caroline de Hanovre a ravivé cette mémoire en foulant le sol mexicain pour ses engagements avec la Fondation Prince Pierre.
Pour la sœur d’Albert II, ce voyage avait un parfum de pèlerinage, un retour aux sources de son arrière-grand-mère, celle qui apporta une touche de tempérament latin au Rocher.
Tout commence le 2 septembre 1858, sous le soleil de Mexico. La petite Susana María Estefanía Francisca de Paula del Corazón de Jesús de la Torre y Mier — un nom aussi long qu’une épopée — vient au monde dans l’une des familles les plus prestigieuses du pays.
Fille d’Isidoro de la Torre et de María Luisa de Mier, elle est surtout la petite-fille d’un homme surnommé le « Rothschild mexicain ».
Autant dire que Susana est née sous les meilleurs auspices, au sein d’une dynastie où la fortune n’avait d’égal que l’influence.
Mais comment cette héritière mexicaine a-t-elle fini par lier son destin à la Principauté ? En épousant le comte Maxence de Polignac, Susana devient la mère du prince Pierre de Polignac, qui n’est autre que le père du prince Rainier III. C’est par ce mariage que le sang de la haute société mexicaine s’est mêlé à celui de la noblesse européenne, offrant aux actuels souverains de Monaco une lignée aussi riche que cosmopolite.
Aujourd’hui, quand Caroline, Albert ou Stéphanie se tiennent au balcon du Palais princier, il y a dans leur regard un peu de cette terre lointaine.