Serge Lama : terrifiantes révélations sur sa mère, qui a brisé son enfance

– par Nolwenn A. Dalpiva
Serge Lama : terrifiantes révélations sur sa mère, qui a brisé son enfance

Alors qu’il vient de dévoiler un projet atypique intitulé (Poètes...), où il délaisse le chant pour déclamer les textes de Victor Hugo ou Verlaine, Serge Lama a accepté de se confier dans les pages de La Tribune. Il est question notamment de sa terrible enfance à cause d’une mère toxique.



Ses confidences sont reprises par le magazine France Dimanche.

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Si l’artiste a définitivement renoncé à la scène par respect pour son public, son corps étant trop affaibli par les séquelles de son tragique accident de jeunesse, son esprit, lui, reste hanté par des souvenirs d’une noirceur absolue.

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Soutenu par son épouse Luana, l’artiste émérite est revenu sur la personnalité « acariâtre » de sa mère, Georgette, qu’il n’hésite plus à qualifier de « monstre ».

En effet, l’interprète de Je suis malade dépeint un quotidien marqué par la cruauté d’une femme dévorée par la jalousie. Non contente de martyriser son fils, elle aurait littéralement brisé la carrière de son mari, Georges, un chanteur d’opérette qu’elle avait contraint à l’abandon.

Serge Lama se remémore avec douleur avoir vu son père « transi de froid sur son Solex », réduit à vendre de la bière en plein hiver pour subsister. « Elle était jalouse de tout, surtout des femmes », explique-t-il. Il se souvient avoir supplié son père de la quitter, en vain. C’est dans ce climat délétère, confiné dans une chambre minuscule à Paris, que le jeune Serge a forgé sa détermination : réussir pour venger ce père humilié.

Le plus glaçant reste sans doute le manque total d’empathie de cette mère, même face au succès fulgurant de son fils.

Georgette n’avait pas hésité à s’attribuer le mérite de son talent, lui lançant un jour : « Tu devrais être content : sans nous, tu n’aurais pas écrit Les Ballons rouges. » Pire encore, elle lui avait jeté au visage une comparaison atroce avec un frère mort-né, affirmant que cet enfant disparu « aurait été merveilleux », contrairement à lui.