Michel Drucker : « impossible pour moi… » ses confidences bouleversantes sur la famille Le Pen

– par Nolwenn A. Dalpiva
Michel Drucker : « impossible pour moi… » ses confidences bouleversantes sur la famille Le Pen

Michel Drucker s’est confié sur les raisons intimes et politiques qui l’ont poussé à écarter l’extrême droite de son plateau. Un choix dicté par l’histoire de ses parents.



Au cours d’une carrière s’étalant sur plusieurs décennies, l’animateur de « Vivement dimanche » a ouvert ses portes à de nombreuses figures de la scène politique française. Parmi elles figurent notamment des personnalités comme Arlette Laguiller, Olivier Besancenot ou Jean-Luc Mélenchon à l’époque où ce dernier officiait en tant que ministre du gouvernement de Lionel Jospin.

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Pourtant, un pan entier de l’échiquier politique est resté banni de ses émissions. Lors d’un entretien accordé le 10 mai au podcast « En Raphäl », et relayé par Le Parisien, le présentateur a confirmé n’avoir jamais accepté de s’entretenir avec le moindre membre de la famille Le Pen, en dépit du vif ressentiment des principaux intéressés face à ce boycott.

Ce positionnement ferme s’enracine directement dans les traumatismes vécus par ses parents pendant la Seconde Guerre mondiale. Fils d’une famille juive et roumaine, l’animateur est resté profondément marqué par le destin de sa mère, Lola Schafler, qui avait échappé à la Gestapo à la gare de Rennes grâce à l’intervention d’un inconnu, et par celui de son père, Abraham Drucker, arrêté suite à une dénonciation.

Cette mémoire familiale rendait impensable pour lui l’accueil de figures de l’extrême droite à la télévision. L’animateur résume cette impossibilité morale par une formule sans équivoque liée à l’éducation qu’il a reçue : « venant d’où je viens et compte tenu du passé de mes parents, prendre des gens d’extrême droite sur mon plateau, ma mère ne me l’aurait pas pardonné ».

Au-delà de ce cadre familial, ses convictions sont également liées à l’histoire politique de la France de l’entre-deux-guerres. Michel Drucker rappelle que ses parents étaient des partisans de la gauche de l’époque et se revendiquaient proches du Front Populaire mené par Léon Blum, une période historique fondamentale à ses yeux.

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« Le Front Populaire de 1937, c’est l’année de la naturalisation de mes parents, donc je suis très attaché à cette époque. S’il n’y avait pas eu la gauche de Blum en 37, je ne serais pas Français », a-t-il tenu à préciser. Face à cet héritage, il jugeait impossible d’inviter une famille Le Pen qu’il décrit par ailleurs comme « en morceaux complètement éclatée ».