Maria Carolina de Bourbon : ce « silence inquiétant » sur sa relation avec Jordan Bardella
Bien que sa [relation avec Jordan Bardella, président du Rassemblement National, soit au centre de toutes les attentions, la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles choisit la discrétion. Entre pudeur et engagements humanitaires, la future tête de la maison royale refuse de s’exposer.
Habituée depuis l’enfance à la lumière des projecteurs et à la fréquentation des personnalités publiques, Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles semble pourtant vouloir ériger une barrière entre sa vie sentimentale et l’arène politique.
À l’approche d’une campagne présidentielle dont elle perçoit la violence potentielle, la jeune femme de 21 ans préfère garder le silence. Ce retrait volontaire apparaît comme une protection face au vertige que représente l’exposition médiatique liée à son compagnon, rapporte le magazine « Point de vue » qui lui consacre un dossier.
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Ce mutisme s’explique également par une volonté farouche de ne pas éclipser les causes qui lui tiennent à cœur. Engagée auprès des Nations unies et de la Croix-Rouge, la princesse craint que sa relation amoureuse ne vienne occulter son action humanitaire. Marquée par sa rencontre avec les enfants victimes de violences de la Casa del Sorriso, elle rappelle que « recevoir une éducation est l’atout le plus précieux » et souhaite que l’attention reste portée sur ses projets caritatifs.
L’éducation de la princesse, rigoureuse et internationale, a forgé son caractère indépendant. Éduquée à domicile entre Monaco, Paris et Rome avec des horaires très stricts et le port de l’uniforme, elle a grandi sous l’œil de professeurs triés sur le volet. Ce cursus d’excellence, complété par des études de marketing à l’université d’Harvard, lui a appris à maîtriser son image et à séparer ses obligations de rang de son intimité.
Polyglotte maîtrisant six langues, Maria Carolina est une femme de terrain qui parcourt le monde depuis son plus jeune âge. De l’Asie à l’Afrique, elle dit avoir découvert « la richesse des cultures, mais aussi les inégalités et la fragilité humaine ». Cette conscience aiguë des réalités sociales la pousse aujourd’hui à privilégier son rôle d’ambassadrice, notamment pour le projet Passion Sea, plutôt que de devenir un simple sujet de la presse people.
Sa position au sein de la noblesse européenne renforce ce besoin de sérieux. Depuis l’abolition de la loi salique par son père en 2016, elle est officiellement l’héritière qui succédera un jour à la tête de la maison royale. Cette responsabilité historique l’oblige à une certaine réserve, d’autant qu’elle s’investit activement dans la lutte pour les droits des femmes, un combat qu’elle entend mener sans les interférences liées à la vie politique française.
Enfin, Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles continue de s’initier aux métiers du luxe à Monte-Carlo, tout en menant ses études de front. Pour celle qui a conscience de ses privilèges, l’essentiel réside dans sa carrière professionnelle et ses missions d’ambassadrice. En refusant d’évoquer Jordan Bardella, elle préserve ainsi l’équilibre d’une vie déjà bien remplie, où la tradition royale doit cohabiter avec des engagements modernes et personnels.