Cyril Hanouna : « C’est une blague ! »… Bardella lui propose la présidence de l’Arcom
Jordan Bardella dément avoir proposé la [présidence de l’Arcom à Cyril Hanouna après la dissolution de 2024. L’animateur de W9, évoquant une simple plaisanterie, balaie toute ambition politique malgré une proximité affichée avec le président du Rassemblement national.
L’information publiée par Mediapart a suscité une réaction immédiate. Selon le média d’investigation, Jordan Bardella aurait envisagé de propulser Cyril Hanouna à la direction du gendarme de l’audiovisuel en cas d’accession à Matignon. Un choix paradoxal, l’institution ayant régulièrement sanctionné l’animateur par le passé.
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Le président du Rassemblement national a fermement balayé ces affirmations ce lundi sur X. « Je n’ai jamais proposé la tête de l’Arcom à Cyril Hanouna… », a-t-il clamé, après avoir refusé de répondre aux questions du média. L’eurodéputé a fustigé un manque de vérification des informations.
Cyril Hanouna, qui officie désormais sur W9 avec l’émission « Tout beau, tout n9uf », a lui aussi réagi avec dérision. S’il admet une proximité avec l’homme politique, il assure que cette idée n’avait rien de sérieux : « C’est une vanne, c’est sûr ! Vous me voyez à la tête de l’Arcom ? ».
La relation entre les deux hommes reste toutefois étroite. Mediapart rappelle qu’ils ont « festoyé ensemble » dans la villa de l’animateur à Saint-Tropez en 2024. À cette occasion, les débats autour de l’audiovisuel et des interventions de l’Arcom contre le groupe de Vincent Bolloré auraient été évoqués.
Cette complicité avait déjà été soulignée en avril 2025. Interrogé par Europe 1/CNews sur une éventuelle candidature de l’animateur à l’Élysée, Jordan Bardella avait exprimé « beaucoup de respect et d’amitié » pour son travail. À ce jour, la star du petit écran n’a pourtant manifesté aucun dessein politique officiel.
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Sur le plan institutionnel, une telle nomination relève d’un processus complexe. Bien que le président de l’Arcom soit nommé par le président de la République, le Premier ministre soumet une proposition qui doit être validée par le Parlement. Un scénario qui reste, pour les principaux intéressés, du domaine de la boutade.