Cyril Hanouna sur Fun Radio : chronique d’un « suicide » annoncé ?
Alors que Cyril Hanouna avait posé ses valises sur Fun Radio, le vent de la critique commence à souffler. Pour certains observateurs, ce mariage entre l’animateur et la station de radio ressemblerait davantage à une erreur de casting qu’à un coup de génie.
L’avenir radiophonique de l’animateur de TBT9, fait l’objet de sérieux doutes, notamment portés par le journaliste Julien Pernici, qui officie sur une radio corse.
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Sur les réseaux sociaux, ce dernier n’a pas mâché ses mots pour analyser l’arrivée de l’animateur sur l’antenne au logo bleu et rose.
Pour lui, la stratégie actuelle est une impasse : « faire de la radio d’avant-hier avec des quadras et des quinquas dans sa bande sur une radio à cible jeune, c’est un suicide ».
Selon le journaliste, le succès d’Hanouna sur Europe 1 s’expliquait principalement parce qu’il était « politisé », un créneau qui ne correspondrait plus du tout aux attentes des auditeurs de Fun Radio.
« Chez Fun Radio, avec -3% sur un an, et -8% sur une vague, Bruno Guillon de 6h à 10h est, de très loin, l’animateur de Fun Radio qui s’en sort le mieux. Hanouna, c’est -33% sur un an (plus forte baisse) et -23% sur une vague », est-il précise.
Ce constat semble partagé par une partie de la Toile, où les commentaires acerbes se multiplient. Beaucoup pointent du doigt une bande de chroniqueurs en décalage total avec la "cible jeune" de la station.
On reproche notamment à l’animateur de faire « traîner Dartigolles ou Benaïm », des figures jugées peu en phase avec les nouvelles générations.
« Il a vieilli, ses chroniqueurs et son public aussi », souligne un internaute, rappelant que l’âge moyen des téléspectateurs sur C8, où il présentait TPMP, était déjà élevé avant l’arrêt de la chaîne. Certains vont même jusqu’à prédire la suite de sa carrière loin des ondes branchées : « il finira sans doute par reprendre les Grosses Têtes derrière Ruquier ».
Au-delà de la personnalité d’Hanouna, c’est la composition de son équipe qui cristallise les critiques. Avec une bande comptant des quadragénaires, des quinquagénaires et même « des sexas », le décalage avec l’ADN de la radio est frappant.