Ce SMS qui a pesé lourd dans l’affaire Ary Abittan

– par Nora Semlali
Ce SMS qui a pesé lourd dans l'affaire Ary Abittan

Le dossier judiciaire qui a mis un coup d’arrêt brutal à la carrière d’Ary Abittan connaît un nouvel éclairage. Ce lundi 6 avril 2026, Gilles Verdez a dévoilé sur le plateau de TBT9 les éléments précis ayant motivé le non-lieu confirmé en appel l’année dernière. Au cœur de cette décision se trouve un message envoyé par la plaignante à ses proches sur un groupe WhatsApp, peu après les faits allégués en 2021.



Dans ce texte, la jeune femme écrivait : « Il s’est passé quelque chose de pas normal. Après, je suis sûre que pour un mec, ça peut arriver de se tromper. Il n’a pas voulu me faire mal ».

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Cette déclaration a pesé lourd dans la balance. Selon Maître [Toby], l’avocate de l’humoriste, ce message prouve que la plaignante elle-même ne percevait pas de volonté de violence sexuelle chez son partenaire au moment de l’échange.

La défense soutient d’ailleurs que ce sont les amies de la jeune femme qui l’auraient poussée à porter plainte, déclenchant un engrenage judiciaire dont elle n’aurait pu ensuite « faire machine arrière ». Les deux protagonistes entretenaient une relation suivie et consentie depuis deux mois au moment des faits, bien que l’acteur ait refusé que la plaignante passe la nuit chez lui le soir de l’incident.

Sur le plan médical, l’instruction n’a relevé « aucune lésion traumatique en faveur de violences alléguées ». Les expertises psychiatriques versées au dossier décrivent quant à elles une sexualité « totalement normalisée, dénuée de la moindre dynamique déviante ». Pour compléter ce profil, les enquêteurs ont interrogé quinze anciennes compagnes de l’artiste. Toutes ont dépeint un homme attaché au dialogue et dénué de toute agressivité dans l’intimité. Le rapport psychiatrique conclut ainsi que l’événement relèverait davantage d’une interaction complexe entre les deux parties que d’une pathologie de l’accusé.

Juridiquement, le non-lieu prononcé par trois magistrats signifie qu’ « au moment de l’instruction, il n’y avait même pas suffisamment d’éléments pour le poursuivre ». Maître [Toby] précise que cette issue est techniquement plus protectrice qu’un acquittement, car elle atteste de l’absence de charges suffisantes pour renvoyer l’affaire devant un tribunal.

Malgré l’onde de choc médiatique et l’annulation de ses spectacles sous la pression de divers collectifs, Ary Abittan a scrupuleusement respecté l’anonymat de la plaignante tout au long de ces cinq années de procédure.

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