Isabelle Mergault : l’hommage déchirant de sa fille Maya
Le monde de la culture s’est réuni ce lundi 30 mars 2026 pour saluer une dernière fois la mémoire d’Isabelle Mergault. La comédienne et réalisatrice, décédée le 20 mars dernier à l’âge de 67 ans des suites d’un cancer du poumon, a reçu un hommage public au cimetière du Père-Lachaise. Si l’actrice doit être inhumée au cimetière de Montmartre, cette première cérémonie a été marquée par la prise de parole de sa fille Maya.
Adoptée à l’âge d’un an, la jeune femme a tenu à mettre les points sur les i concernant la personnalité de celle qui l’a élevée, la décrivant comme une femme « bienveillante, accueillante, toujours à l’écoute ».
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Devant une assemblée composée d’anonymes et de célébrités, Maya, qui était apparue lors de cette cérémonie d’adieu en compagnie de sa petite soeur Iris, a évoqué une relation basée sur une confiance absolue, précisant qu’avec sa mère, elle pouvait « tout dire » et raconter sa vie « sans filtre, sans peur ».
Elle a souligné l’intuition d’Isabelle Mergault qui, selon ses mots, « savait » et « sentait » son état émotionnel même en l’absence de paroles. Pour illustrer cette simplicité, la jeune femme a partagé une anecdote d’enfance : un déjeuner improvisé dans une voiture où, faute de serviettes, elles s’étaient essuyé les doigts sur une écharpe après avoir mangé un poulet. Pour Maya, ce souvenir représentait l’essence de leur lien, un moment « rempli d’amour ».
Le discours s’est achevé sur une note plus personnelle, Maya affirmant avoir perdu « bien plus qu’une mère » mais aussi une personne capable de la comprendre sans parler et de l’aimer « sans condition ».
Cette séparation laisse la jeune femme aux côtés de sa sœur Iris, dont la procédure d’adoption était encore en cours au moment du décès de la cinéaste.
En ne restant pas les bras croisés face à la douleur, Maya a choisi de transformer ce dernier adieu en une déclaration publique d’affection, concluant par un vibrant : « Je t’aime maman, et je t’aimerai toute ma vie. » Cet hommage clôture ainsi le chapitre public d’une vie marquée par une lutte discrète contre la maladie durant plusieurs mois.