Emmanuel Macron face à son départ de l’Élysée : « Il va falloir que tu partes »

– par Christophe Wiedemann
Emmanuel Macron face à son départ de l'Élysée : « Il va falloir que tu partes »

À moins d’un an de la fin de son second mandat, Emmanuel Macron aurait encore du mal à envisager son départ. Selon plusieurs confidences recueillies par Paris Match, le président continuerait à se projeter comme si le temps ne lui était pas compté.

Depuis son bureau extérieur du fort de Brégançon, le chef de l’Etat prépare déjà les prochains mois. Téléphone à la main, il échange avec ses collaborateurs, les membres du gouvernement et plusieurs dirigeants étrangers.

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Même pendant ses vacances, le président reste plongé dans les dossiers nationaux et internationaux. Cette activité contraste avec l’échéance qui se rapproche : en 2027, il devra quitter l’Élysée après deux mandats consécutifs.

Cette perspective serait encore difficile à accepter. Selon Paris Match, plusieurs membres de son entourage constatent qu’il continue de parler de l’avenir comme si sa présidence pouvait se prolonger bien au-delà de l’année prochaine.

« Il te parle comme s’il était éternel », aurait confié un membre de l’exécutif. Un autre décrit un président s’exprimant « comme s’il lui restait encore trois mandats ».

Un ministre l’aurait directement confronté à la fin de son mandat

Cette difficulté à envisager l’après-Élysée aurait poussé un ministre à interpeller directement Emmanuel Macron : « Que tu le veuilles ou non, il va falloir, à un moment, que tu partes ! ».

Le chef de l’État connaîtrait évidemment la règle constitutionnelle qui l’empêche d’enchaîner un troisième mandat consécutif. Il la considérerait toutefois comme une « funeste connerie », d’après l’enquête de l’hebdomadaire.

Son entourage affirme qu’il ne devrait pas intervenir directement dans la prochaine campagne présidentielle. « Il ne participera pas à une élection à laquelle il n’est pas candidat », assure ainsi l’un de ses conseillers.

Cela ne signifie pas pour autant qu’il se désintéresse de sa succession. À l’Élysée, les forces et les faiblesses de Gabriel Attal, Édouard Philippe ou d’autres personnalités du bloc central sont déjà commentées. Emmanuel Macron suivrait ces discussions sans avoir encore désigné de favori.

Pour l’heure, il entend surtout rester en action. Ses proches évoquent notamment la loi sur la fin de vie et l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans parmi les dossiers qu’il souhaite encore porter.

Lors de ses derniers vœux, il ne promettait plus de présider jusqu’au « dernier quart d’heure », mais jusqu’à la « dernière seconde ». Une nuance révélatrice de son intention de ne pas laisser sa fin de mandat se transformer en longue période d’attente.

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« Je déteste les adieux », répéterait Emmanuel Macron lorsqu’il doit en faire. À Brégançon, face à la Méditerranée, le président prépare donc sa dernière rentrée complète tout en repoussant encore la question qui s’impose : que fera-t-il lorsque les portes de l’Élysée se refermeront ?

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Politique