Elizabeth II : Elle était dépressive
Derrière son image de souveraine inébranlable, [Elizabeth II a traversé des crises psychologiques profondes. Des révélations récentes sur l’année 1969 dévoilent comment la reine a frôlé la dépression, un secret alors protégé par une communication officielle trompeuse.
Soixante-dix ans durant, Elizabeth II a incarné une solidité à toute épreuve face à seize Premiers ministres et de multiples crises familiales. Pourtant, le biographe royal Robert Hardman vient de lever le voile sur une période sombre de son règne.
Lors de l’émission [Palace Confidential], produite par le [Daily Mail], repris par France Dimanche, l’expert a révélé qu’au début de l’été 1969, la monarque avait sombré dans un état de détresse immense.
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Ce passage à vide est survenu dans un contexte politique explosif, juste avant l’investiture de son fils Charles comme prince de Galles. La veille de la cérémonie, prévue le 1er juillet 1969 au château de Caernarfon, des attentats à la bombe perpétrés par des nationalistes gallois avaient fait des victimes. Malgré la menace, la reine avait refusé de reporter l’événement, s’imposant une pression psychologique dévastatrice.
Rongée par l’angoisse, la souveraine avait fini par craquer quelques jours avant la cérémonie. « La reine est rentrée à Londres pour se coucher, annulant tous ses engagements de la semaine », explique Robert Hardman. Cette absence, incluant la finale de Wimbledon et plusieurs garden-parties, était totalement inhabituelle pour celle qui ne se plaignait jamais.
Pour justifier cet abandon soudain de ses obligations, le Palais de Buckingham avait alors invoqué une « étrange grippe » survenant en plein mois de juillet. Selon une source proche de l’équipe royale citée par le biographe, la réalité était tout autre : il s’agissait en fait d’un « épuisement nerveux ». Bien qu’elle ait repris le travail une semaine plus tard, cet épisode reste ce qui s’est rapproché le plus d’une véritable dépression.
Le 1er juillet 1969, Elizabeth II était pourtant fidèle au poste pour proclamer son fils héritier devant 500 millions de téléspectateurs. Cette stature impeccable a permis de préserver son image de « roc », dissimulant aux yeux du monde la souffrance d’une femme qui « ne se plaignait ni n’expliquait jamais ».
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Ces révélations jettent une lumière nouvelle sur la santé mentale de la « patronne de la Firme ». Loin d’être insubmersible, la reine a dû affronter seule et en silence des moments d’une extrême fragilité, prouvant que derrière les tentures du palais, la fonction royale exigeait un prix psychologique parfois insupportable.