Charlotte Casiraghi : son cri du cœur contre l’obsession pour Nicolas Mathieu
C’est une parole rare et profonde que livre Charlotte Casiraghi en ce début d’année. À l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage, La Fêlure, paru le 29 janvier, la nièce du prince Albert de Monaco a accepté de se confier dans les colonnes du magazine ELLE.
Connue pour sa passion dévorante pour la philosophie et la littérature, la fille de Caroline de Monaco s’y livre sans fard sur le poids d’une existence passée sous l’œil des projecteurs, et déplore l’intérêt porté à sa vie sentimentale, notamment sur sa relation avec l’écrivain Nicolas Mathieu dont elle ne cite pas le nom.
L’égérie Chanel ne cache pas la dualité qui l’anime au quotidien.
« J’oscille entre deux pôles, l’envie de crier qui je suis et celle de ne surtout pas m’exposer », avoue-t-elle.
Et la maman de deux enfants dont le petit Balthazar, né de sa relation avec le producteur Dimitri Rassaqm regrette amèrement d’être trop souvent cantonnée à des clichés superficiels. Elle déplore qu’il soit « fatigant d’être réduite à quelque chose qui doit rentrer dans une case bien définie ».
Alors qu’elle s’investit dans de nombreux projets intellectuels et personnels qui lui tiennent à cœur, elle constate avec amertume que ces derniers passent souvent inaperçus derrière les « préjugés » liés à son apparence physique ou à son milieu social.
Mais c’est surtout l’indiscrétion constante sur ses amours qui fait réagir la philosophe. Elle soulève une interrogation qu’elle juge fondamentale : « Pourquoi la vie sentimentale suscite-t-elle autant d’intérêt quand on est une femme ? ». Elle déplore que les médias évoquant davantage sa vie sentimentale, notamment sa relation avec l’écrivain Nicolas Mathieu, que ses nombreux projets.
Pour elle, cette curiosité insatiable n’est pas neutre et cache une réalité plus sombre : « C’est une question mystérieuse et qui ne va pas sans une certaine misogynie. On ne s’intéresse pas autant à la vie sentimentale des hommes », analyse-t-elle.