Le voyage officiel avait d’abord tout d’une mission consacrée au développement durable.
Du 4 au 8 septembre, la reine a parcouru Jakarta et Lombok en qualité d’ambassadrice de bonne volonté du Programme des Nations unies pour le développement.
Santé, climat, biodiversité, économie bleue ou encore financement du développement figuraient parmi les thèmes de cette mission.
Mais derrière le programme très institutionnel de la future reine apparaissait un deuxième dispositif, beaucoup plus économique.
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Une délégation d’entreprises organisée dans le sillage de Victoria
Du 7 au 10 septembre, Business Sweden et l’ambassade de Suède ont organisé une délégation économique de haut niveau en Indonésie.
L’organisme public suédois le précise lui-même : l’opération était organisée « en lien avec » la visite de Victoria.
Les secteurs concernés donnent une idée de l’enjeu : transports, mines, santé, énergies renouvelables, industrie et exploitation forestière.
L’objectif affiché était d’aider les entreprises suédoises à identifier des possibilités de coopération et de développement dans l’une des économies les plus dynamiques d’Asie du Sud-Est.
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Rien n’indique cependant que Victoria ait négocié elle-même des contrats ou représenté commercialement les entreprises présentes.
Son déplacement relevait officiellement du PNUD.
Mais la simultanéité est loin d’être anodine. La princesse héritière rencontrait responsables gouvernementaux, représentants du secteur privé et acteurs du développement pendant qu’une délégation de Team Sweden travaillait de son côté sur les opportunités économiques du pays.
C’est précisément l’une des fonctions les moins visibles des déplacements royaux modernes.
L’image, le prestige et l’accès institutionnel accompagnent des stratégies économiques sans que la personnalité royale devienne elle-même commerciale.





