En défendant Charles III, Buckingham a rouvert une autre question : pourquoi avoir gardé le silence lorsque le prince et la princesse de Galles étaient visés ?
C’est le reproche formulé par Richard Eden dans Palace Confidential, repris par Bunte. Le spécialiste des affaires royales critique autant la rapidité de la réponse au frère de Diana que la différence avec l’attitude adoptée après « Spare ».
À l’origine de cette nouvelle polémique, le livre Swan Song, dont la sortie est annoncée pour le 22 septembre. Charles Spencer y attribue au futur roi des propos désobligeants tenus après la mort de Diana, en août 1997. Buckingham a contesté son récit. Les accusations du comte ne constituent donc pas une version des faits admise par les deux parties.
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Pour Richard Eden, le Palais aurait pourtant dû résister à la tentation de répondre aussi vite. D’après Bunte, il considère cette intervention comme une erreur et invoque la tradition de retenue associée à Elizabeth II. Son argument porte sur la stratégie de communication de Buckingham, sans apporter d’élément permettant de savoir qui a personnellement décidé de cette réponse.
Le précédent de Spare au cœur de la critique
Le commentateur revient surtout sur les mémoires de Harry et les passages consacrés à son frère et à sa belle-sœur. Selon lui, leur caractère blessant aurait également pu justifier une réaction. Il oppose ainsi le silence observé à l’époque à l’empressement du Palais lorsque les accusations concernent Charles III.
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Cette comparaison déplace le débat. Il ne s’agit plus seulement de contester les souvenirs de Charles Spencer, mais de comprendre dans quelles circonstances Buckingham choisit de défendre publiquement les membres de la famille royale. Aux yeux d’Eden, la réponse actuelle rend cette différence plus difficile à ignorer.
Rien, dans les éléments rapportés, ne permet toutefois de prêter cette critique à William ou à Kate. Aucune réaction du couple n’y figure. C’est Richard Eden qui interroge la cohérence du Palais : son analyse ne révèle ni une nouvelle dispute familiale ni un reproche adressé par l’héritier à son père.





