Renaud et les Enfoirés : pourquoi il refuse de participer au « grand cirque carnavalesque »

– par Nolwenn A. Dalpiva
Renaud et les Enfoirés : pourquoi il refuse de participer au « grand cirque carnavalesque »

Alors que TF1 s’apprête à diffuser le nouveau spectacle des Restos du Cœur, intitulé cette année La Ballade des Enfoirés, le casting affiche complet avec des nouveaux venus comme Helena, Marine ou encore Tibo InShape. Pourtant, certains grands noms de la chanson française manquent obstinément à l’appel. Si les absences de Pierre Garnier ou de l’historique Mimie Mathy ont été remarquées, celle de Renaud n’est plus une surprise.



Le chanteur, qui a composé durant des années avec une addiction à l’alcool, entretient en effet un rapport très conflictuel avec la troupe, n’hésitant pas à qualifier l’événement de « grand cirque carnavalesque ».

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Le désaccord de l’interprète de Mistral Gagnant ne date pas d’hier, mais ses critiques restent d’une virulence rare. Pour lui, le show s’est transformé en un défilé de célébrités où l’on croise aussi bien des « comédiens », des « top-modèles » que des « joueurs de foot », un mélange des genres qui ne l’intéresse plus.

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Renaud ne supporte plus les mises en scène de l’émission et refuse de se plier aux exigences de la production : « Je n’ai pas envie de (...) me déguiser en clown pour interpréter La Mamma d’Aznavour », avait-il fustigé, dénonçant des « duos improbables » qui ne correspondent pas à sa vision de la musique.

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Parmi ses cibles privilégiées, Renaud s’était montré particulièrement cinglant envers l’héroïne de Joséphine, ange gardien. Il avait ainsi déclaré de façon très directe qu’il n’avait aucune intention de « chanter avec Mimie Mathy », Christophe Maé ou Patrick Timsit. Au-delà des personnalités, c’est l’existence même de la structure qui l’interroge.

Pour lui, l’association créée par son ami Coluche est devenue, avec le temps, une véritable « hérésie » politique. Selon lui, c’est une « honte » que la solidarité privée doive encore pallier les manquements de la société : « L’Etat aurait dû prendre en charge les déshérités », conclut-il, fidèle à ses convictions sociales.