Profondément marqué par cette épreuve, Michel Ferracci partage une leçon de résilience.
« Quand vous fréquentez les hôpitaux durant plus de deux ans et que vous voyez ce que j’ai vu, vous vous dites qu’il faut continuer à profiter de la vie », a-t-il confié.
Ces mots résonnent aussi comme un hommage à l’héritage laissé par Émilie : un amour indéfectible pour l’existence, même face à l’adversité. Le couple a traversé cette tempête main dans la main, et Michel Ferracci tient à saluer l’incroyable force de caractère de sa femme : « Elle n’a jamais perdu sa joie de vivre, jusqu’au bout ».
Bien que dévasté, Michel Ferracci puise sa force dans le souvenir de son épouse pour ne pas s’effondrer. « Oui, je souffre, mais Émilie n’aurait pas aimé que je me laisse aller avec mon chagrin », déclare-t-il.
L’acteur évoque alors un souvenir particulièrement poignant : à peine cinq jours avant son décès, le jour de son anniversaire le 11 mars, la comédienne lui "chantait encore J’aime, j’aime la vie". Un instant à la fois lumineux et déchirant, témoignant de l’extraordinaire vitalité d’Émilie Dequenne.
Galvanisé par ce courage exemplaire, l’acteur s’efforce de regarder vers l’avenir : "J’ai des projets, des téléfilms à venir, peut-être du théâtre aussi. J’ai besoin de travailler. Je m’accroche, je n’ai pas le choix", admet-il.
Pour lui, se réfugier dans le travail est une manière de tenir bon et d’honorer la mémoire de celle qui aimait tant la vie.





