« Une dizaine de personnes se sont dirigées vers notre boutique du centre-ville d’Amiens après la prise de parole du président à la télévision. Ils faisaient partie d’un groupe de manifestants qui se rassemblent régulièrement devant l’hôtel de ville », avait relaté son père, Jean-Alexandre Trogneux, dans le Courrier Picard.
« Il était 22 heures. Jean-Baptiste est rentré à la boutique (il vit au-dessus actuellement, ndlr) quand ils lui sont tombés dessus. Il a reçu des coups de poing, des coups de pied.
Il s’est mis en boule pour se protéger mais il a des blessures à la tête au visage au genou et à un doigt », avait-il indiqué.
Jean-Baptiste Trogneux, qui avait porté plainte dans la nuit, s’était vu prescrire huit jours d’arrêt de travail.
« Que l’on nous foute la paix. La boutique ne fait pas de politique, on n’a rien à voir avec la politique économique et sociale menée dans le pays. Emmanuel Macron n’a aucune part dans notre commerce. Je ne comprends pas toutes ces personnes qui continuent à nous harceler. Certaines personnes appellent même au boycott de nos magasins et de nos produits. Elles mélangent tout ! », avait-il déploré dans le Courrier Picard.
Quelques jours plus tard, huit agresseurs présumés avaient été identifiés grâce aux images de vidéosurveillance. La première dame avait exprimé son indignation face à cette attaque, dénonçant "la lâcheté, la bêtise et la violence" de ces actes.
Aujourd’hui, les séquelles psychologiques persistent. Dans une interview exclusive accordée à Gala.fr, Jean-Alexandre Trogneux a révélé l’impact de cette agression sur lui et sa famille.
« J’avoue avoir eu plus de mal à comprendre cette haine. Pour la première fois de ma vie, j’ai dû aller voir un psy. Mon fils aurait pu y passer, sans l’intervention d’un voisin ! Toute la famille a été très choquée », a-t-il confié. Heureusement, le chocolatier et les siens parviennent peu à peu à "tourner la page".





