Juliette Binoche blacklistée ? La décision choc de Canal+ intrigue Cannes

– par Christophe Wiedemann
Juliette Binoche blacklistée ? La décision choc de Canal+ intrigue Cannes

Le président de Canal+, Maxime Saada, a annoncé ce dimanche son refus de collaborer avec les artistes ayant signé une tribune critique envers le groupe. Cette décision accentue les tensions idéologiques qui secouent actuellement le Festival de Cannes.



La liste des professionnels du cinéma désormais écartés de la chaîne privée comprend des personnalités de premier plan. Parmi les figures visées par cette mesure figurent notamment Juliette Binoche, Jean-Pascal Zadi, Adèle Haenel, Swann Arlaud, Anna Mouglalis, Raymond Depardon ou encore Samuel Kircher.

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Cette rupture est la conséquence directe de leur participation à une tribune collective publiée dans « Libération ». Les signataires y dénonçaient l’actionnaire du groupe et s’inquiétaient ouvertement de l’avenir de l’industrie cinématographique face aux orientations idéologiques de sa direction.

Le président de Canal+ a profité des rencontres cannoises pour officialiser sa position face à cette contestation. Maxime Saada a ainsi déclaré qu’il « ne souhaite plus que Canal+ travaille avec les signataires de cette tribune », marquant une rupture nette avec ces artistes.

Pour motiver cette sanction, le dirigeant a mis en avant les accusations portées contre son entreprise par les auteurs du texte. « Si certains en viennent à qualifier Canal+ de ‘crypto-fasciste’, alors je ne peux pas accepter de collaborer avec eux », a-t-il justifié ce dimanche.

Dans le texte publié, le collectif d’artistes mettait en garde contre une menace politique globale pesant sur le secteur culturel. Ils affirmaient qu’« en laissant le cinéma français aux mains d’un patron d’extrême droite, nous ne risquons pas seulement une uniformisation des films, mais une prise de contrôle fasciste sur l’imaginaire collectif ».

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Les pétitionnaires se montraient également pessimistes quant à l’évolution des productions cinématographiques à venir sous cette direction. Ils concluaient leur alerte en écrivant : « Si l’influence de cette offensive idéologique sur le contenu des films a été pour le moment discrète, nous ne nous faisons pas d’illusion : ça ne durera pas. »