Isabelle Adjani condamnée
L’actrice de 71 ans a écopé d’une peine de dix mois d’emprisonnement avec sursis et d’une amende de 10 000 euros. Isabelle Adjani, qui conteste fermement cette décision, a annoncé son intention de saisir la Cour de cassation. Cette condamnation est rappelée par le magazine France Dimanche.
C’est un verdict crucial pour la star de La Gifle et de L’Eté meurtrier. Poursuivie pour fraude fiscale aggravée et blanchiment, Isabelle Adjani a été condamnée la semaine dernière par la cour d’appel. Cette sentence atténue néanmoins le premier jugement prononcé il y a deux ans, lequel s’avérait bien plus sévère avec une amende s’élevant à 250 000 euros.
L’origine de cette affaire remonte aux révélations des Panama Papers, un vaste système d’évasion fiscale dans lequel le nom de l’actrice est apparu. À la suite de cette découverte, l’administration fiscale a déclenché une enquête approfondie sur les comptes bancaires et les déclarations de revenus de l’artiste.
Les inspecteurs du fisc lui reprochent notamment d’avoir établi sa domiciliation au Portugal dans l’unique but d’échapper à l’impôt en France.
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Les magistrats pointent également du doigt d’autres irrégularités financières majeures. Il est reproché à la comédienne d’avoir sciemment omis de mentionner une donation sous la forme d’un prêt de deux millions de dollars. Cette transaction financière, opérée par les États-Unis au cours de l’année 2014, avait pour objectif de réduire ses taxes de manière illégale.
À la barre, l’interprète a tenté de se défendre en plaidant la bonne foi et en invoquant une phobie administrative. « Je vais être honnête, je n’ai jamais rempli une fiche d’impôt de ma vie… », a-t-elle notamment déclaré pour justifier ses manquements professionnels, tout en rejetant l’entière responsabilité des erreurs commises sur ses propres conseillers fiscaux.
L’actrice refuse catégoriquement d’être qualifiée de « voleuse » et se pose en victime. Elle affirme avoir été arnaquée par le docteur Stéphane Delajoux et estime être « une proie idéale » dans cette affaire. Devant les juges, elle a tenté de faire valoir ses arguments en s’exclamant : « Je suis punie d’avoir été volée ! ».
Ses explications n’ont toutefois pas convaincu le ministère public. L’avocat général a d’ailleurs ironisé en pleine audience en lui lançant : « Vous jouez de malchance. Votre cinéma, vous le gardez pour vous ! ». Déterminée à faire reconnaître son bon droit, la septuagénaire mise désormais tout sur son recours devant la Cour de cassation.
