Le timing est difficile à ignorer.
Dès le 9 juin, Le Canard enchaîné révélait que Rachida Dati avait demandé à Gérald Darmanin de lui trouver une affectation afin de revenir dans son corps d’origine.
Trois mois plus tard, son souhait est en passe de se concrétiser. Un poste de premier substitut en administration centrale, au secrétariat général du ministère de la Justice, lui a été proposé.
Sa nomination doit encore suivre la procédure devant le Conseil supérieur de la magistrature. Elle ne prendra donc pas immédiatement ses nouvelles fonctions.
Sur LeGossip.net : Anne Hidalgo défie Rachida Dati et provoque un tollé
Une éventuelle inéligibilité ne supprimerait pas son salaire de magistrate
Car ce retour professionnel possède une conséquence beaucoup plus concrète.
Rachida Dati doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris du 16 au 28 septembre pour « corruption passive » et « trafic d’influence passif ».
La justice s’intéresse notamment aux 900 000 euros qu’elle a perçus entre 2009 et 2013 dans le cadre de ses activités d’avocate liées à Renault-Nissan. Rachida Dati conteste les accusations et affirme avoir effectué un travail d’avocate parfaitement légal. Elle bénéficie de la présomption d’innocence.
Sur LeGossip.net : Gabriel Attal, soirée VIP avec Camille Razat à Paris... Mais où est Rachida Dati ?
Mais Le Monde souligne une particularité importante de son nouveau statut. Si Rachida Dati était condamnée et frappée d’une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire, elle perdrait ses indemnités liées à ses mandats électifs.
Son salaire de magistrate, lui, pourrait continuer à lui être versé jusqu’à une éventuelle sanction administrative décidée par le garde des Sceaux.





