Pascal Praud redoute que les tensions autour de CNews finissent par avoir des conséquences encore plus graves.
Ce mardi 27 octobre, sur le plateau de « L’Heure des Pros », l’animateur est revenu sur l’attaque des locaux de la chaîne, survenue dix jours plus tôt à Paris.
Un événement qui semble avoir renforcé ses inquiétudes concernant le climat tendu dans lequel travaillent les journalistes de CNews.
L’animateur de L’heure des Pros ne s’est pas contenté de condamner les violences : après avoir ravivé les tensions avec Libération et Le Nouvel Obs, il a enchaîné sur une annonce inédite.
« Un jour, ça peut mal se terminer », a-t-il prévenu dans le cadre de son programme.
Pascal Praud inquiet pour CNews après l’attaque du 17 octobre
Le samedi 17 octobre, une centaine d’individus cagoulés s’étaient rassemblés devant le siège parisien de Lagardère News, qui abrite notamment CNews, Europe 1 et le Journal du dimanche.
Des projectiles avaient été lancés contre le bâtiment et plusieurs vitres avaient été brisées.
La préfecture de police avait initialement annoncé 21 interpellations. Le bilan des personnes placées en garde à vue dans le cadre de cette affaire est ensuite monté à 25. Et les investigations ont été confiées à un juge d’instruction.
Ces violences ont provoqué de nombreuses réactions, notamment celles de Laurence Ferrari et d’Eugénie Bastié, qui ont défendu la liberté des journalistes de travailler sans intimidation.
Mais pour Pascal Praud, la question dépasse désormais les seules dégradations matérielles.
Un climat d’hostilité s’est progressivement installé autour de sa chaîne, estime-t-il.
Dans sa ligne de mire : l’inertie de la classe politique et de certains états-majors médiatiques face à cette situation.
Sur LeGossip.net : Laurence Ferrari soutient CNews, Eugénie Bastié adresse une demande à ses confrères
Libération et Le Nouvel Obs : une vieille rancœur qui ressurgit
Pendant l’émission, Pascal Praud a rappelé avoir lui-même fait la Une de Libération et du Nouvel Obs en 2025.
Des enquêtes dont il garde manifestement un souvenir amer.
À ses yeux, les critiques répétées adressées à CNews et à ses journalistes devraient au moins conduire à s’interroger sur leurs conséquences possibles dans le débat public.
L’animateur évoque aussi les déclarations de Jean-Luc Mélenchon sur les médias, qu’il inscrit dans cette même réflexion.
Il s’agit toutefois de son interprétation. Aucun élément établi ne permet évidemment pas d’attribuer les violences du 17 octobre aux enquêtes de Libération ou du Nouvel Obs, ni de démontrer qu’elles auraient été provoquées par les propos d’un responsable politique.
Libération a d’ailleurs bien couvert les dégradations commises devant le siège de CNews.
Pascal Praud annonce vouloir éviter de citer certains noms
C’est pourtant une confidence plus personnelle qui donne tout son relief à ce passage.
Après avoir dénoncé les attaques dont il estime être la cible, Pascal Praud explique qu’il ne souhaite plus systématiquement désigner ses contradicteurs par leur nom.
Il assure vouloir éviter que ses prises de parole prennent des proportions excessives.
Une forme de retenue qu’il revendique, alors même qu’il vient de critiquer plusieurs rédactions.
Rien d’improvisé : le 21 septembre, l’animateur assumait déjà une critique de fond de France Inter tout en épargnant les noms de ses responsables.
Cette fois, il relie plus directement sa prudence aux tensions qui entourent CNews.
Sur LeGossip.net : Pascal Praud : il épargne certains noms sur France Inter et explique pourquoi
Sur CNews, une inquiétude qui ne signifie pas la fin des critiques
L’échange avec Vincent Hervouët, un peu plus tôt dans l’émission, permet d’ailleurs de mieux comprendre sa position.
Lorsque son chroniqueur lui fait remarquer qu’il semble engagé dans un combat contre d’autres médias, Pascal Praud conteste cette présentation.
Il affirme simplement répondre aux attaques dirigées contre sa chaîne.
Sa volonté de moins personnaliser certains reproches ne signifie donc pas qu’il compte renoncer aux confrontations éditoriales.
Elle traduit plutôt une limite qu’il dit vouloir poser à ses propres interventions.





