La disparition de Catherine Ringer à 68 ans rappelle aussi une personnalité difficile à faire entrer dans les cases. Sur scène comme en dehors, la chanteuse des Rita Mitsouko assumait ses choix, y compris lorsqu’ils provoquaient quelques secondes de malaise devant les caméras.

Le 8 mars 2024, elle avait été invitée place Vendôme pour la cérémonie de scellement de l’inscription de l’IVG dans la Constitution.

Catherine Ringer y avait interprété une version revisitée de La Marseillaise, avant de rejoindre les personnalités présentes.

Emmanuel Macron s’était alors avancé pour la féliciter. Après une poignée de main et un baisemain, le chef de l’État avait tenté de prolonger l’échange par une bise. La chanteuse avait esquivé le geste et repris son chemin.

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« Je ne suis pas son pote » : Catherine Ringer avait assumé son geste

Les images avaient immédiatement fait le tour des réseaux sociaux. Et certains internautes parlant d’un véritable « vent » adressé au président.

Quelques jours plus tard, Catherine Ringer avait tenu à expliquer elle-même la scène. Il ne s’agissait pas, selon elle, d’une marque d’hostilité envers Emmanuel Macron. Elle estimait simplement que cette familiarité n’avait pas sa place dans un moment aussi solennel.

« Je ne suis pas son pote », avait-elle notamment résumé. Elle jugeait cette tentative de bise du mari de Brigitte Macron « mal placée ». Ce geste, elle l’avait perçu comme forme de « copinage » qui ne correspondait pas à la gravité de la cérémonie.

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Catherine Ringer avait pourtant souligné qu’elle était honorée d’avoir été invitée et savait qu’Emmanuel Macron avait personnellement insisté pour sa présence. Son refus ne visait donc pas l’institution, mais cette façon de brouiller soudainement la frontière entre relation officielle et proximité personnelle.