Maïtena Biraben « cassante » et « raide » ? Elle explique enfin pourquoi elle semblait si froide
Après des décennies d’interrogations sur sa différence, [Maïtena Biraben lève le voile sur sa réalité. Diagnostiquée autiste, HPI et TDAH, elle partage une confession intime pour aider ceux qui, comme elle, se sentent à part. C’est la raison pour laquelle elle était perçue comme froide et raide.
Longtemps perçue comme une figure d’assurance à l’écran, Maïtena Biraben cachait un sentiment persistant d’isolement. Elle explique que les plateaux de télévision constituaient pour elle un refuge structuré, loin du chaos du quotidien.
D’après elle, cet univers prévisible avec un conducteur précis représentait « le paradis pour une autiste ».
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Cette certitude d’être « différente » l’accompagne depuis l’entrée dans l’âge adulte. Durant vingt-huit ans, la journaliste a cherché à comprendre ce décalage, alors que son entourage la décrivait souvent comme « cassante » ou « raide ».
Dans une confession relayée par le média [Mesdames], elle confie : « J’ai toujours, toujours, toujours, toute ma vie, eu la sensation d’être différente, d’être à part. »
Le déclic survient lors d’une émission où une intervenante nommée Florence évoque son propre parcours de femme autiste et HPI. Ce témoignage agit comme un miroir pour l’animatrice. « Ça s’est brisé en moi. Je me suis dit : "Mais c’est ça !" », se souvient-elle. Cette prise de conscience brutale l’a poussée à entamer des recherches immédiates sur Internet.
La confirmation médicale tombe il y a un an, suite à des tests cliniques validés par un psychiatre. À 57 ans, le verdict est triple : autisme, haut potentiel intellectuel et trouble déficit de l’attention. Maïtena Biraben décrit ce moment avec force : « Je me suis pris mais un bus dans la tronche ! ». Ce diagnostic lui permet désormais de mieux définir ses limites auprès des autres.
L’ancienne présentatrice voit aujourd’hui ses particularités comme un moteur de sa réussite professionnelle.
Elle estime que sa manière unique de raisonner et de voir le monde lui a permis de poser des questions originales durant ses trente ans de carrière. Pour elle, ses interrogations jugées atypiques étaient essentielles à son fonctionnement intellectuel.
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En prenant la parole avant la Journée mondiale de l’autisme, Maïtena Biraben souhaite devenir une source d’inspiration. Elle veut prouver qu’il est possible de réussir malgré les difficultés sociales. Son message final est une invitation à l’espoir : « On peut sortir de cet immense chagrin qui consiste à ne jamais pouvoir rejoindre les autres. »