Une journaliste de « L’Express » s’est retrouvée au centre d’une vive polémique après avoir raconté les conditions de son arrivée au congrès du Rassemblement national, organisé à Orléans samedi 24 octobre.

Marylou Magal affirme que le service d’ordre du parti procédait à des vérifications inhabituelles sur certaines femmes, notamment pour savoir si elles portaient un soutien-gorge.

L’objectif supposé était d’empêcher l’infiltration de militantes Femen, connues pour leurs actions seins nus.

Mais son témoignage a immédiatement provoqué une réaction particulièrement virulente de Laure Lavalette, députée du Var et porte-parole du RN.

« Marylou Magal raconte n’importe quoi. C’est d’ailleurs l’essentiel de son activité », a-t-elle écrit sur X.

Plusieurs journalistes ont rapporté des faits similaires.

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Dans son message publié samedi, Marylou Magal racontait que des agents du Département protection sécurité, le DPS, passaient une main dans le dos de certaines femmes pour vérifier la présence d’un soutien-gorge.

Selon son premier récit, celles qui n’en portaient pas risquaient de se voir refuser l’accès au congrès.

Mais la journaliste n’est pas la seule à avoir signalé ces pratiques.

Elisa Braun, du média « Rapporteur News », a aussi affirmé avoir subi une vérification comparable.

Elle explique que des agentes ou agents de sécurité auraient cherché à déterminer si certaines journalistes étaient des militantes Femen venues perturber le rassemblement.

Surtout, « Le Parisien » a recueilli des confirmations auprès de membres du service d’ordre, qui auraient reconnu avoir reçu une telle consigne.

Le quotidien apporte toutefois une précision : les femmes sans soutien-gorge n’auraient pas été systématiquement refoulées, mais soumises à une fouille plus approfondie.

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Le Rassemblement national maintient pourtant son démenti.

Interrogé par « Public », le parti assure qu’aucune instruction particulière n’a été donnée au DPS et évoque des palpations de sécurité comparables à celles pratiquées dans les stades ou lors des concerts.

Lors de ce même congrès, plusieurs journalistes de « Mediapart » ont également été brièvement évacués de la salle par le service d’ordre, avant d’être autorisés à revenir.