L’affaire ne se joue plus seulement entre Jordan Bardella et « Mediapart ». Depuis la publication, lundi 28 septembre, de conversations privées que le site d’investigation attribue au président du Rassemblement national, la question de l’origine de ces documents commence également à agiter son camp.

Mediapart affirme avoir authentifié de manière indépendante plusieurs échanges datant notamment de 2013, dans lesquels figureraient des propos antisémites et complotistes. Jordan Bardella conteste formellement en être l’auteur, évoque des « faux grossiers » et a annoncé une plainte en diffamation.

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Jean-Philippe Tanguy désigne d’anciens militants, mais reconnaît ne pas avoir de preuve

Ce mardi 29 septembre, Jean-Philippe Tanguy a avancé publiquement sa propre hypothèse. Sur LCI, le député RN a accusé d’anciens militants d’extrême droite exclus du Front national après l’arrivée de Marine Le Pen à sa tête d’être à l’origine de la fuite.

Interrogé sur les preuves dont il disposait, il a toutefois répondu sans ambiguïté : « C’est mon intime conviction ».

Il affirme que ces anciens militants auraient conservé une forte hostilité envers la direction actuelle du parti. Cette accusation reste donc, à ce stade, celle de Jean-Philippe Tanguy. Aucun élément public ne permet d’établir l’identité de la personne ayant transmis ou rendu accessibles les documents exploités par « Mediapart ».

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La question pourrait cependant connaître un nouveau développement dans la soirée. Erik Tegnér, président du média « Frontières », a annoncé vouloir publier ce 29 septembre à 20 heures ce qu’il présente comme « le nom de la taupe du RN ». Au moment de cette publication, aucune identité n’a encore été établie publiquement par une source permettant de vérifier cette affirmation.

Pour Jordan Bardella, deux fronts restent donc distincts. Le premier concerne l’authenticité des messages publiés par « Mediapart », que le président du RN nie avoir écrits et qu’il entend contester en justice. Le second porte désormais sur l’origine des documents eux-mêmes. Sur ce point, les accusations commencent à circuler au sein du parti, mais les preuves publiques manquent encore.