Jean-Luc Lemoine conteste la production : cette raison de son éviction qu’il dit découvrir après coup
Jean-Luc Lemoine répond point par point aux explications données après son éviction de « Samedi d’en rire ». Une justification avancée pour son remplacement par Bernard Montiel provoque particulièrement son étonnement.
Le feuilleton autour de Jean-Luc Lemoine et de « Samedi d’en rire » vient de franchir une nouvelle étape. Après avoir raconté les conditions brutales dans lesquelles il avait appris son remplacement, l’animateur répond désormais directement aux explications données par la production.
Et un point semble particulièrement l’interpeller.
R&G Productions avait expliqué que France 3 souhaitait donner une « nouvelle dynamique » au programme, dont la proposition éditoriale était restée similaire pendant sept saisons. Une justification déjà évoquée lorsque le producteur avait livré sa version du départ de Jean-Luc Lemoine.
Mais l’animateur assure aujourd’hui que cette volonté de renouvellement ne lui aurait jamais été communiquée.
« Personne ne nous l’a jamais dit, ni à moi, ni à l’équipe qui préparait l’émission », affirme-t-il dans sa longue réponse publiée sur Instagram, rapportée par Télé-Loisirs.
Jean-Luc Lemoine ajoute même que, de son point de vue, les signaux envoyés jusque-là étaient plutôt rassurants. Il affirme que « tout le monde était très content du travail fourni » et souligne que « Samedi d’en rire » obtenait, selon lui, des performances supérieures à la moyenne générale de France 3.
C’est précisément ce décalage qui donne une nouvelle dimension au conflit.
Quelques jours plus tôt, l’animateur expliquait déjà que la production l’avait encore contacté afin de préparer les tournages de la huitième saison. Il disait donc n’avoir rien vu venir avant de découvrir sur Internet qu’il serait remplacé par Bernard Montiel.
La production a depuis livré une autre lecture. Elle affirme notamment que la décision de Jean-Luc Lemoine de poursuivre l’émission restait incertaine alors qu’il discutait avec un autre groupe. Une situation qui aurait poussé le diffuseur à sécuriser rapidement la rentrée. Télé-Loisirs
Jean-Luc Lemoine conteste également ce point.
Alors qu’il avait notamment été annoncé en discussions autour de la nouvelle émission de Cyril Hanouna sur W9, il assure qu’au 23 août, sa situation n’est pas celle d’un animateur ayant déjà choisi de partir ailleurs.
« Je n’ai toujours signé avec personne », précise-t-il dans ce message publié sur les réseaux sociaux. Depuis la fin de son contrat en juin, il reconnaît avoir reçu plusieurs propositions et en étudier certaines, mais refuse que ces discussions soient présentées comme la preuve qu’il avait décidé d’abandonner France 3.
La rupture apparaît donc désormais beaucoup moins simple qu’un classique changement d’animateur.
D’un côté, la production évoque une incertitude autour de l’avenir de Jean-Luc Lemoine et la volonté de donner un nouveau souffle au programme. De l’autre, celui-ci assure qu’il préparait encore la suite et que personne ne lui avait parlé d’un changement de ligne ou d’une nécessité de renouveler l’émission. Des versions se contredisent.
Dans ce climat déjà tendu, Bernard Montiel a lui aussi répondu aux critiques entourant son arrivée. Mais pour Jean-Luc Lemoine, le désaccord dépasse désormais la seule identité de son successeur.
Ce qu’il conteste aujourd’hui, c’est surtout le récit même de son éviction. Et après sept saisons à la tête de « Samedi d’en rire », les différentes versions semblent plus éloignées que jamais.